Vite, une toile!.. aujourd'hui...

Informations

Abonnez-vous !!!

Inscrivez-vous pour recevoir la lettre d'information du Club

Prochainement

    The Hours
    USA | 2003| 1h54
    Réalisation : Stephen Daldry
    Avec : Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep, Allison Janney, Ed Harris
    Version originale (anglais) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
      cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
      rubrique 'INFORMATIONS'
    L'existence de trois femmes, Virginia Woolf, Laura Brown et Clarissa Vaughn, vivant chacune à des périodes différentes du XXe siècle. Leurs vies personnelles présentent des similitudes, se recoupent, puis s'entremêlent.
    Dans les années vingt, la première écrit Mrs. Dalloway, un roman-poème qui bouleversera la vie de la seconde dans les années quarante.


    La critique de Libération
    par

    Trois femmes sans fard Meryl Streep, Julianne Moore et Nicole Kidman portent «The Hours». Par Gilles RENAULT mercredi 19 mars 2003 imprimer l'article envoyer l'article articles les plus envoyés The Hours de Stephen Daldry avec Nicole Kidman, Meryl Streep, Julianne Moore... 1 h 54. esté par sa construction stratifiée et un trop-plein sentimental qui, telles les vannes d'un barrage, ne demande qu'à s'ouvrir pour tout engloutir sur son passage, The Hours ressemble à une parfaite chausse-trappe. Sables émouvants dans lesquels tout le monde ­ réalisateur, scénariste, comédiens ­ pourrait perdre pied, le film de Stephen Daldry trouve pourtant aussitôt rythme, assise et raison d'être au coeur des affects féminins les plus troublés qu'il observe avec pudeur et acuité. Hollywood ne nous y a pas habitués. Méandreux. D'ailleurs, il n'est pas vain d'observer la date de lancement en France de The Hours, équidistant de Loin du paradis et d'Adaptation. Du Todd Haynes (sorti mercredi dernier), il possède les mêmes effluves mélo/rétro et la formidable Julianne Moore. Avec le Spike Jonze (sortie mercredi prochain), il partage l'alibi littéraire, le montage méandreux ­ architecture fondée sur un subtil jeu d'entrelacs ­ et une Meryl Streep qui vieillit aussi bien que le vin. Manque un nom à l'appel, décisif: celui de Nicole Kidman qui mérite ici une guirlande de superlatifs ­ qu'en bonne copine, elle aura l'élégance de partager. C'est elle qui ouvre et clôt le propos, métamorphosée (habitée) sous les traits névrotiques de l'écrivain Virginia Woolf qui, dans les années 20, s'active à la rédaction de ce qui deviendra l'une de ses oeuvres les plus fameuses, Mrs Dalloway. Ce roman remplit les heures d'une jeune mère de famille californienne trente ans plus tard. Autre contexte, autre époque, même court-bouillon existentiel dont n'arrive pas à se dépatouiller Laura Brown, femme ravissante qui suffoque là où tout devrait concourir à son épanouissement. Encore un bond dans le temps et nous voici à New York aujourd'hui, où Clarissa Vaughan, pur produit de l'intelligentsia locale, surnommée Mrs Dalloway par ses proches, compose au mieux entre sa fille, sa compagne (qu'elle n'aime plus) et Richard, poète talentueux que le sida est en train de tuer à petit feu (étonnant Ed Harris). Gageure. Or, comme on l'exprimait en préambule, ces trois femmes aux destins enchevêtrés jamais ne s'abîment dans les fadaises américaines usuelles. Alors que The Hours tient déjà, structurellement, de la gageure, film adaptant un livre (de Michael Cunningham), qui lui-même fondait son propos sur le Mrs Dalloway de Woolf. Gonflé, périlleux, insensé... Le roman a obtenu le Pulitzer en 1999. Partie pour suivre une trajectoire similaire, la fiction de Stephen Daldry (révélé avec Billy Elliot : puisqu'on dit que rien n'était gagné au départ !) en est à collectionner les nominations aux oscars, avec cette problématique : comment récompenser l'une et pas l'autre ? Le mois dernier, le festival de Berlin a trouvé la solution en refusant de trancher : Kidman, Moore et Streep ont été conjointement distinguées. Une indétermination que d'aucuns pourraient apparenter à une forme de lâcheté ou de coquetterie. Quiconque verra The Hours comprendra pourtant que ce palmarès représentait la seule façon équitable de s'incliner devant trois actrices en état de grâce dans un éloge de la vie si ardent qu'il pousse jusqu'aux confins de la maladie et de la mort.

    http://www.liberation.fr/page.php?Article=96775

    liberation.fr
    La Critique de Telerama
    par

    Un trio magique dans un film littéraire et ténébreux. On parle de « prestige movie », à Hollywood, quand les studios comptent plus sur les Oscars (1) que sur un engouement public spontané. Question prestige, The Hours a tout ce qu'il faut là où il faut. La crème des actrices américaines. Un scénario adapté des Heures, de Michael Cunningham, joli roman considéré outre-Atlantique comme un chef-d'oeuvre. Une figure tutélaire culturelle, Virginia Woolf, inspiratrice dudit roman. Et, à la réalisation, un nouveau golden boy débarqué de Londres après le carton de Billy Elliot. Ceinture et bretelles, donc. Un tel arsenal ferait presque peur. On a un peu peur, au début. De cette voix off à supplément d'âme instantané. Du faux grand nez de Nicole Kidman en Virginia Woolf. De ce montage parallèle chargé de présenter en les reliant trois femmes vivant à des époques différentes. Virginia, dans la banlieue verte de Londres, au début des années 20. Laura (Julianne Moore), mère au foyer à Los Angeles dans les années 50. Clarissa (Meryl Streep), jeune quinquagénaire aisée à New York aujourd'hui... Virginia écrit son célèbre roman Mrs Dalloway ; Laura le lit ; Clarissa le vit peu ou prou. Passer du réveil de l'une au réveil de l'autre, puis d'un geste de la première à un geste similaire de la troisième, cela fait un peu recuit, comme idée de cinéma. Le procédé restera pourtant la principale figure de style utilisée par Daldry. La réussite du film, c'est d'être réussi quand même. Virginia, Laura et Clarissa ne sont pas seulement l'écrivain, la lectrice et le personnage (dans sa variation contemporaine) de Mrs Dalloway. Elles sont aussi les créations du romancier Cunningham. Elles partagent cette belle maladie littéraire qui consiste à ne pas savoir adhérer à la réalité. Virginia entend des voix, ne supporte pas plus la campagne qu'elle ne supportait Londres, s'absorbe sans fin dans la contemplation d'un oiseau mort. Laura ne sait pas non plus ce qu'elle fait là, dans ce pavillon cosy de L.A., avec ce petit garçon dans ses jupes (son fils), avec ce monsieur aimant qui part au travail le matin (son mari). Clarissa, éditrice, en couple avec une femme, frôle inexplicablement la crise de nerfs et de chagrin en préparant une fête pour son vieil ami-amant idéal, Richard, écrivain malade. Dans un film mêlant plusieurs histoires, il y en a toujours une qui prévaut et affadit les autres, par contraste. The Hours échappe à ce défaut et alterne les héroïnes sans déperdition d'intensité, au contraire. Pour peu qu'on soit d'humeur à ça, on connaîtra la volupté d'un crescendo lyrique et d'un suspense mental parfaitement distribué entre les trois récits. Une journée dans la vie d'une femme et toute la vie de cette femme dans une journée, tel est le principe de Mrs Dalloway. Le film progresse à l'identique et, d'une protagoniste à l'autre, parvient à suggérer un réseau serré de rimes, d'échos et de correspondances. Le sujet, c'est quoi ? Bien sûr, The Hours raconte trois émancipations féminines vis-à-vis d'un ordre masculin, fût-il enfantin ou homosexuel, et fût-ce par la mort... Mais l'attrait du film réside tout autant dans un désordre prodigue du sens. Car le sujet, c'est tour à tour l'obsession du suicide et l'instinct de survie. Le sacrifice des uns pour le sauvetage des autres. L'idée fausse que chacun se fait du bonheur d'autrui et du sien. Le goût des chimères, le désir d'ailleurs ou d'avant, et leur transmission à un enfant. Comment des vies se placent mystérieusement sous le signe d'un livre, d'une histoire ­ mais oui, cela arrive. Vieux postulat romantique : la littérature comme miroir de la réalité et, symétriquement, la réalité comme reflet de la littérature. Le cinéma, quant à lui, passe ici par les actrices. Julianne Moore est peut-être moins sublime que dans Loin du paradis (sorti la semaine dernière), mais elle exprime une sorte de détermination comateuse absolument captivante. Tout compte fait, Nicole Kidman a bien raison de porter un faux nez pour jouer Virginia Woolf, car elle est ainsi, génialement, cette conscience malheureuse emmurée dans un corps et un visage qui lui sont étrangers. Pour Meryl Streep, sensationnelle, c'est comme si elle reprenait, plus de vingt ans après, son rôle lesbien dans Manhattan, de Woody Allen, encombrée de fantômes et à la fois vivante, en toute trivialité. Chacune dépasse la prestation à oscar, pour donner quelque chose de plus ténu et de moins identifiable. La devanture de The Hours ressemble à celle d'un salon de thé pour Américaines, mais l'arrière-salle est sacrément enténébrée. Louis Guichard


    L'avis de la presse
    par

    Libération - Gilles Renault Quiconque verra The Hours comprendra pourtant que L'Ours d'argent, décerné à Berlin à Julianne Moore, Meryl Streep et Nicole Kidman, représentait la seule façon équitable de s'incliner devant trois actrices en état de grâce dans un éloge de la vie si ardent qu'il pousse jusqu'aux confins de la maladie et de la mort. Figaroscope - Françoise Maupin (...) il permet un jeu tout en émotions pour les trois actrices, superbes : Julianne Moore, Meryl Streep, et surtout Nicole Kidman, méconnaissable en intellectuelle névrosée, dévorée par l'incommunicabilité. Le Parisien - Pierre Vavasseur (...) c'est un festival d'acteurs, un bijou d'interprétation. Il y a là trois comédiennes au sommet de leur art. Télérama - Louis Guichard Le cinéma, quant à lui, passe ici par les actrices. Julianne Moore (...) exprime une sorte de détermination comateuse absolument captivante. Tout compte fait, Nicole Kidman a bien raison de porter un faux nez pour jouer Virginia Woolf, car elle est ainsi, génialement, cette conscience malheureuse emmurée dans un corps et un visage qui lui sont étrangers. Pour Meryl Streep, sensationnelle, c'est comme si elle reprenait, plus de vingt ans après, son rôle lesbien dans Manhattan (...). Monsieur Cinéma - Guillaume Tion Une oeuvre subtile et moins classique qu'il n'y paraît. Malgré un récit extrêmement dense, la mise en scène de Stephen Daldry est parfaitement fluide. La performance des trois comédiennes principales (et celle de Toni Colette) est pour beaucoup dans le plaisir pris avec ce très beau film. Aden - Philippe Piazzo Le film a trouvé ainsi sa propre architecture, et respecte ce système de couloirs secrets et de portes invisibles qui font que Nicole Kidman, Julianne Moore et Meryl Streep ne sont pas trois femmes différentes qui possèdent des points communs, mais trois incarnations d'un même sentiment de la vie : cet instant où l'on perd pied et où, remis d'aplomb sans savoir comment, on s'émerveille d'un instant banal. Fluctuat.net - Agathe Moroval Nicole Kidman relève le défi et joue avec intensité le personnage de Virginia Woolf, qui, il est vrai, n'avait physiquement rien d'une danseuse de music-hall. Ciné Live - Xavier Leherpeur Trois détresses qui se répondent à travers le siècle, pour un troublant portrait de femmes. Pour son second long métrage, Stephen Daldry confirme l'élégance et la musicalité de sa mise en scène. Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant Avec des comédiens magnifiques, notamment Nicole Kidman et Ed Harris, qui sont d'impressionnants concentrés de souffrance, Stephen Daldry joue sur la corde noire de l'hypersensibilité. Mieux vaut être robuste. Studio - Sophie Benamon Un mélo cérébral porté par trois actrices au sommet de leur art. Première - Sophie Grassin Mais il faut reconnaître à ce mélo métaphysique, qui tente de capturer le caractère impalpable du bonheur, une émotion née du travail de ses trois actrices.

    allocine.fr
    BBC interview
    par

    Stephen Daldry made his name as a stage director with the Royal Court Theatre before branching out into cinema. His debut movie, "Billy Elliot", was nominated for three Academy Awards and 12 BAFTAs, winning Best Film at the British film awards. With his second feature, "The Hours", Daldry's dream of Oscar glory might just come to pass... Was it very difficult finding the right project with which to follow the success of "Billy Elliot"? Well, I was reading a lot of screenplays at the time, and the great thing about this script was that it didn't seem like any other film. And the thing I loved about Michael Cunningham's book, which David Hare's script is based upon, is that it described so brilliantly the difficult choices that we make in order to make our lives possible, and the moments of joy we must grab when they happen. Is it possible for you to compare and contrast the style and approach of your three leading ladies: Meryl Streep, Nicole Kidman and Julianne Moore? Nicole was always up for as much rehearsal as she could get. Meryl needed to have the real things with her, the real textures to work with. She was less happy in the rehearsal room than on set. And Julianne would always be slightly anxious about over-rehearsing, she didn't want to know too much so that she couldn't surprise herself. But these are minor differences. Their similarities struck me much more than their differences. There seem to have been quite a few literary-based films lately. Do you feel you're riding the crest of a wave of public interest? It's hard to say. But I do find it thrilling when you go onto Amazon and see that "Mrs Dalloway" is back in at number four on the international bestseller list. That's amazing, it still makes me go "wow". Michael Cunningham is back in at number one, but Virginia Woolf is at number nine! To be honest, anything that makes people read books is a great thing. I just remember a time when people would talk about the fact that books could and would change your life. I think this has gone out of fashion, but anything that brings those books back to the fore is great.

    http://www.bbc.co.uk/films/2003/02/03/stephen_daldry_the_hours_interview.shtml


    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


    Tarifs
    Tarif normal: 7,80 €
    Tarif réduit: 6,80 €
    Abonnements
    6 places : 36€
    12 places : 63€
    Tarif - 14ans : 4,50€