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    La 25e heure (The 25th hour)
    USA | 2003| 2h14
    Réalisation : Spike Lee
    Avec : Edward Norton, Philip Seymour Hoffman, Barry Pepper,
    Version originale (VO) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
      cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
      rubrique 'INFORMATIONS'
    La dernière nuit de liberté de Monty, un trafiquant de drogue, avant qu'il ne purge une peine de prison de sept ans. Autrefois l'un des rois de Manhattan, il s'apprête à dire adieu à une vie de faste et de plaisirs qui l'avait également éloigné de ses proches.
    Une soirée est organisée à cette occasion dans un night-club tenu par Oncle Blue, un mafieux russe. Tout son entourage y est réuni : son père, avec il va tenter de renouer des liens, ses deux anciens potes Jakob et Slaughtery, Kostya, un ami et complice russe, et Naturelle, sa compagne... Monty pense d'ailleurs que c'est elle qui l'a dénoncé aux agents fédéraux. Mais l'heure tourne et celui-ci doit faire des choix.


    L'avis de la Presse
    par

    Mad Movies - Fathi Beddiar Film témoin de la maturité de son auteur, La 25e heure est aussi un poème cinématographique intense et flamboyant. Zurban - Véronique Le Bris Adapté du roman de David Benioff, 24 heures avant la nuit, ce nouveau film d'un Spike Lee apaisé, rompt avec ses engagements précédents. Pas de lutte sociale revendiquée, mais une tension qui réserve de très bons moments de cinéma. Libération - Didier Péron Tout porte à croire que Spike Lee ne sait plus trop quelles sont ses convictions, s'il en eut jamais, ni à quel saint polémique se vouer. Du moins exprime-t-il ici sa crainte qu'à l'avenir, et selon les revers de l'Histoire, l'histrionisme idéologique mêlé de morgue et de morosité qui lui a tenu lieu d'engagement ne lui soit même plus autorisé. A cet égard, le "fuck you Oussama ben Laden" est une de ses prises de positions les plus claires et saines depuis longtemps. Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant Javier Bardem compose, avec une sobre intensité, un personnage attachant de naufragé luttant contre la vague. Il est plein de rage, de détresse, d'amitié, de courage. Il vivra. Ce beau film à la poésie amère veut nous le faire croire. Le Parisien - Alain Grasset Intense, dur, touchant (...), ce retour en force du réalisateur est réussi. Les Inrockuptibles - Bertrand Loutte Dernière journée de liberté d'un dealer avant la taule. Un film déprimé mais digne d'intérêt. Télérama - Louis Guichard La dernière nuit du garçon avant la prison évoque le sursis d'un monde. Autour de lui, les autres semblent continuer à titre provisoire, comme s'ils s'attendaient désormais à tout sauf à des merveilles. Le film est touchant en cela : contrairement à la majorité de ses confrères, Spike Lee nous dit combien il accuse le coup. Novaplanet - Alex Masson Un examen de passage amer. Porteur d'un renouveau ? Lee est un cinéaste fataliste, mais essentiel. Studio - Thierry Cheze Un beau film sur la rédemption au coeur de New York traumatisé. Les Cahiers du Cinéma - Sébastien Bénédict La 25e heure est plutôt une bonne surprise. Première - Christophe Narbonne La grande réussite de ce film à haute teneur psychologique tient dans le casting. La sobriété incarnée, Edward Norton confirme qu'il est un très grand. Ciné Live - Grégory Alexandre En un seul film, Spike Lee efface dix ans d'incompréhension, réussissant à la fois un conte moral sur la fin de l'innocence et un mélancolique et crépusculaire chant d'amour à New York.

    Allocine.fr
    La critique de LIBERATION
    par Didier Peron

    onty Brogan est un important dealer de Manhattan. Il vient de se faire serrer par les flics et a pris sept ans de prison. Il passe ses dernières 24 heures de liberté avant de rejoindre le pénitencier en un lent et pathétique adieu à ses proches : deux amis, son père, la femme avec laquelle il vit. Adieu aussi à la ville qu'il lui faut quitter pour s'apercevoir à quel point il l'aimait, New York. Le film est l'adaptation, par son auteur David Benioff, du roman 25 th Hour paru en 2000. Visionnaire. Dans une scène du livre, Monty est aux chiottes et, lisant un graffiti «fuck you», se lance dans un monologue intérieur vouant le melting-pot new-yorkais aux gémonies : «les sikhs enturbannés et les Pakistanais mal lavés au volant de leurs taxis fous», «les pédés de Chelsea», «les épiciers coréens», «les Nigérians en boubou blanc», «les hassidim en chapeau noir et redingote tachée». Jusqu'à cette phrase étonnante et, a posteriori, visionnaire : «Que toute cette ville aille se faire foutre (...). Que les Arabes fassent sauter tout ça (...). Que le feu brûle, brûle, brûle !» Comme on peut s'en douter, cette déclaration n'est plus du tout dans le film de Spike Lee, mais les images de Ground Zero, oui, de même que celles d'Oussama ben Laden dans ses grottes afghanes. Le texte est devenu quelque chose comme : «Fuck you Oussama ben Laden avec ton torchon pouilleux sur la tête et tes 72 putes au paradis !» La 25e Heure est hantée par le traumatisme du 11 septembre qui a d'évidence profondément déstabilisé Spike Lee. Via le personnage principal, il met en scène sa propre lassitude face aux tropismes des différentes communautés dont les revendications raciales, religieuses ou sexuelles ont soudainement été dépassées et submergées par l'horreur exogène d'un terrorisme islamiste que personne n'a vu venir. Spike Lee moins que quiconque. En 1992, il dirigea une fresque hagiographique de Malcolm X. Quatre ans plus tard, il signait Get on the Bus, fiction commémorant la Million Man March organisée en octobre 1995 par la Nation of Islam, secte suprématiste black dirigée par Louis Farrakhan, leader extrémiste musulman, antisémite («Hitler était un grand homme», a-t-il déclaré), anti-Blancs, antifemmes (elles n'avaient pas le droit de défiler), antipédés. A l'époque, Spike Lee ne détestait pas agiter ce genre d'épouvantail idéologique pour faire peur aux Blancs, au nom de l'affranchissement de la communauté noire de toutes ses tutelles. Au nom aussi d'un sens marketing aigu de la provocation. Trouille. Dans la 25e Heure, les seuls Noirs encore présents à l'écran sont trois flics particulièrement déplaisants qui mettent le grappin sur Monty. La trouille, elle, n'est plus une arme, elle est omniprésente, traversant toutes les couches de la société américaine, géographiquement inscrite dans le cratère cicatriciel des Twin Towers abolies. L'hystérie obsidionale qui s'est emparée du pays résonne dans le film, transmuée en tristesse et élégie. Tout porte à croire que Spike Lee ne sait plus trop quelles sont ses convictions, s'il en eut jamais, ni à quel saint polémique se vouer. Du moins exprime-t-il ici sa crainte qu'à l'avenir, et selon les revers de l'Histoire, l'histrionisme idéologique mêlé de morgue et de morosité qui lui a tenu lieu d'engagement ne lui soit même plus autorisé. A cet égard, le «fuck you Oussama ben Laden» est une de ses prises de positions les plus claires et saines depuis longtemps

    liberation.fr
    La critique de TELERAMA
    par Louis Guichard

    Un Spike Lee ambigu dans un New York amer. On remettait il y a peu un césar d'honneur à Spike Lee, présenté comme le cinéaste engagé par excellence. Mais engagé dans quoi ? Au fil des ans, le dessein du réalisateur de Do the right thing s'est brouillé, et La 25e Heure ne saurait renverser la vapeur. C'est d'ailleurs un film de commande, écrit par le romancier David Benioff. Sujet : les derniers moments de liberté d'un ex-caïd frimeur de Manhattan, le trentenaire Monty (Edward Norton), qui s'apprête à purger une peine de prison de sept ans, soit l'éternité. Aux quatre coins de la ville, il trompe l'angoisse, parfois en compagnie des quelques personnes qui ont compté, deux amis de lycée un peu perdus de vue, l'un prof, l'autre trader, un vieux père et une fiancée métisse qui, soupçonne-t-il, l'a peut-être donné aux flics. Passons vite sur les défauts. Le film est trop long, lesté souvent par les complications persos des rôles secondaires et affublé d'un dénouement "tout et son contraire" peu convaincant. Plus troublant : le cinéaste force sur l'animosité interethnique, via les dialogues, soit, mais aussi via la mise en scène. Pleins de ressentiment et de hargne, les flics noirs sont les plus mal lotis... Le relatif apaisement final ne justifie pas tout. Mais c'est qu'à travers ce dégoût généralisé Spike Lee parle de sa ville convalescente, amère. Refoulée par Hollywood, l'image de Ground Zero apparaît, effroyablement nette, depuis l'appartement de l'ami boursier de Monty. Ce point de vue est évidemment celui du metteur en scène aussi, qu'il filme l'agressivité désenchantée des night-clubbers et des mafieux ou la tête d'enterrement d'Edward Norton (bien, une fois de plus). Au fond, Spike Lee détourne le récit initial pour faire de Monty une sorte de coupable/victime, emblématique d'une arrogance déchue. La dernière nuit du garçon avant la prison évoque le sursis d'un monde. Autour de lui, les autres semblent continuer à titre provisoire, comme s'ils s'attendaient désormais à tout sauf à des merveilles. Le film est touchant en cela : contrairement à la majorité de ses confrères, Spike Lee nous dit combien il accuse le coup. Louis Guichard

    telerama.fr
    Spike Lee's bracing adaptation of David Benioff's novel
    par

    Spike Lee's bracing adaptation of David Benioff's novel is a vibrant, vital motion picture. Edward Norton plays Monty Brogan, a harmless drug dealer who has 24 hours of freedom before serving a seven-year jail sentence. Nervous, confused, and terrified, Monty turns to his closest friends for support: Frank Slattery (Barry Pepper), a cocky stock broker who resents Monty for throwing his life away; Jakob Elinsky (Philip Seymour Hoffman), a hapless high school teacher who is attracted to one of his students (Anna Paquin); and Monty's heartbroken father (Brian Cox), who blames himself for Monty's demise. And then there is Naturelle (Rosario Dawson), Monty's beautiful girlfriend, who may or may not be guilty of ratting Monty out to the cops. Monty spends his last day trying to ignore the inevitability of time, but everyone and everything only reminds him of the bleak, unpromising days that lay ahead. With 25TH HOUR, Spike Lee revisits the fiery territory of 1989's DO THE RIGHT THING. Frustrated by Hollywood's cold shoulder toward the tragedy of September 11th, Lee attacks the subject with fervor, resulting in a film that brilliantly captures the mood and atmosphere in New York City in the months following the attack. The film features stellar contributions from composer Terence Blanchard, cinematographer Rodrigo Prieto, and Lee's ensemble cast.

    http://www.rottentomatoes.com/m/25thHour-1119014/about.php


    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


    Tarifs
    Tarif normal: 7,80 €
    Tarif réduit: 6,80 €
    Abonnements
    6 places : 36€
    12 places : 63€
    Tarif - 14ans : 4,50€