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Stupeur et tremblements
| 2003| 1h47
Réalisation : Alain Corneau
Avec : Sylvie Testud, Kaori Tsuji, Taro Suwa, Bison Katayama
Film en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Amélie, une jeune femme belge, vient de terminer ses études universitaires. Sa connaissance parfaite du japonais, langue qu'elle maîtrise pour y avoir vécu étant plus jeune, lui permet de décrocher un contrat d'un an dans une prestigieuse entreprise de l'empire du soleil levant, la compagnie Yumimoto. Fascinée par la hiérarchie d'entreprise japonaise, précise et méthodique, la jeune femme l'est d'autant plus par sa supérieure directe, l'intrigante et fière Mademoiselle Mori.
Pourtant, la jeune employée va rapidement déchanter à la découverte d'une culture qu'elle ne connaît absolument pas. Ses fréquentes initiatives sont régulièrement sujettes aux réprobations de ses supérieurs. Face à cet acharnement, la jeune femme se plie à leurs exigences. Jusqu'à être mutée dans les toilettes.


L'avis de la Presse
par

Les Echos - Isabelle Danel Si tous les comédiens japonais sont excellents, Sylvie Testud (...) est carrément idéale. Sa frêle silhouette, ses yeux limpides, confèrent à Amélie sa part d'enfance irrésolue. Non seulement la jeune actrice s'exprime tout au long du film dans un japonais parfait (qu'elle a acquis au prix de trois mois de répétitions intensives), mais elle possède ce détonant mélange d'énergie et de légèreté qui fait de son personnage une victime active et jamais abattue. Figaroscope - Françoise Maupin Il faut dire que l'oeuvre est magistralement servie par Sylvie Testud, sorte de Pierrot lunaire, capable de faire passer toutes les émotions qui pouvaient assaillir son personnage. Le Parisien - Pierre Vavasseur Ce n'est plus du cinéma, c'est de la régate. Et un régal. César en vue pour Sylvie Testud. Aden - Philippe Piazzo Un récit initiatique provocateur, porté par Sylvie Testud (révélée par Karnaval et Les Blessures assassines) - parfaite, comme toujours. Télérama - Jean-Claude Loiseau Le cinéaste a le bon goût de laisser l'énigme en l'état. De s'incliner devant une différence qu'il serait présomptueux de vouloir trop cerner. Parce qu'elle met au grand jour, et sur le mode ludique, d'aussi vastes interrogations, l'aventure drôlement absurde d'Amélie, revisitée avec pertinence par Corneau, n'aura pas été vaine... Studio - Thierry Cheze Une adaptation réussie, portée par Sylvie Testud, stupéfiante. Première - Stéphanie Lamome Corneau s'amuse à transfigurer cette relation maître-esclave en tragédie grecque, apportant mille et un raffinements à ce bras de fer mental plein de paradoxes. Monsieur Cinéma - Olivier-Pierre Salvano Alain Corneau signe une oeuvre fluide, aérienne, tournée presque en huis clos (les bureaux du building pour l'essentiel). Peut-être LA réconciliation du réalisateur avec le public après la débandade commerciale et artistique de son PRINCE DU PACIFIQUE. Il a trouvé ici ses deux princesses. L'auteur du roman, et sa comédienne. Chronic'art - Frédéric Bas Est-ce à dire que Corneau n'a pas trouvé l'actrice capable de dépasser le texte d'origine et de sortir de l'adaptation plate ? Loin de là, car la prestation de Sylvie Testud est le grand bonheur du film, son rythme, son élan. Dans le rôle de l'ingénue humiliée, l'actrice semble être au diapason de son personnage-modèle : drôle, burlesque, inattendue. Ciné Live - Xavier Leherpeur Une satire mordante, jamais moqueuse mais un brin longuette de la vie de bureau à la japonaise. Avec une Sylvie Testud formidable, comme souvent.

Allocine
Le site officiel
par



http://www.bacfilms.com/site/stupeur/


La critique de TELERAMA
par Jean-Claude Loiseau

Une Française confrontée à l'esprit nippon : Alain Corneau adapte (trop) fidèlement Amélie Nothomb. Amélie Nothomb a eu, un jour, l'idée de "devenir une vraie Japonaise". Erreur fatale mais aux conséquences très heureuses puisque, de cette calamiteuse aventure, elle a tiré ce qui reste sans doute son meilleur roman à ce jour. Voici donc Amélie au cinéma. Bilingue, elle entre comme stagiaire pour un an à la Yumimoto, une importante entreprise de Tokyo. Il ne lui faut pas longtemps pour découvrir qu'elle est moins que rien, aux yeux de ses supérieurs, un être voué au néant, et qui aurait tout intérêt à s'y cantonner. Les tâches qu'on lui confie sont stupides et humiliantes. Et quand elle s'en évade, le terrifiant M. Omochi la poursuit de ses hurlements inhumains sous prétexte qu'elle "sabote" l'entreprise en prenant des initiatives hors de sa compétence. Mais quelle est au juste sa compétence ? Elle se réinvente un jour en "livreuse de café", le lendemain en "avanceuse-tourneuse de calendrier" pour ses collègues. Le jour où on la charge de classer des factures, elle s'engage dans une glissade irréversible vers le chaos total... Alain Corneau installe un théâtre social aux codes aussi rigides qu'opaques. La rigidité amuse, l'opacité intrigue. La belle idée de la romancière, c'est d'avoir cristallisé la déroute d'Amélie autour de sa relation avec sa supérieure hiérarchique directe, la très belle Fubuki Mori. En arrivant, elle ne doutait pas de s'en faire une amie ; elle deviendra son implacable bourreau. Stupeur et tremblements, c'est l'exploration d'une machinerie hiérarchique à la fois effrayante et grotesque, mais aussi la découverte, par son héroïne, que les règles de conduite sont des leurres piégés. Au-delà de la satire peuplée de pantins à l'hystérie (un peu trop) répétitive, le film a l'ambition d'approcher une culture qui masque les sentiments et crée des tensions humaines souterraines - et des souffrances - inexprimées. Corneau a eu raison de suivre fidèlement le roman : sous des atours fantaisistes, et au gré du comportement facétieux d'Amélie, il côtoie des abîmes fascinants. Le piège, c'était la langue malicieuse de Nothomb. Comment met-on en images celle-ci, par exemple : "Les semaines s'écoulaient, j'atteignais à la sérénité facturière" ? Le cinéaste s'en remet à la voix off, cette omniprésente voix intérieure d'Amélie dévidant un écheveau de sensations joliment "à côté de la plaque". Au risque de réduire le sujet à la simple illustration des états d'âme et des "déraillements" intimes d'Amélie. Il faut dire, cependant, que, dans le registre de l'inconscience enjouée, Sylvie Testud ­ qui, de surcroît, joue en japonais ­ est tout simplement étonnante. Et ceci compense cela... Corneau s'applique à décrire des situations et des comportements constamment au bord de l'extravagance, dans une scénographie d'une intelligente sobriété. Et il trouve la bonne distance quand il s'attarde sur ce qui le fascine à l'évidence : cette "faille" qui sépare "le cerveau occidental et le cerveau nippon", principal sujet de discussion entre Amélie et Fubuki, désormais en guerre ouverte mais réconciliées au moins dans le constat que tout les sépare. Le cinéaste a le bon goût de laisser l'énigme en l'état. De s'incliner devant une différence qu'il serait présomptueux de vouloir trop cerner. Parce qu'elle met au grand jour, et sur le mode ludique, d'aussi vastes interrogations, l'aventure drôlement absurde d'Amélie, revisitée avec pertinence par Corneau, n'aura pas été vaine... Jean-Claude Loiseau

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La (mauvaise) critique de LIBERATION
par Gilles RENAULT

oit un contexte X, source de tracas ou de désagrément, encore susceptible d'empirer. Quelle attitude adopter ? L'occidentale préconise : «Sans discussion, pas de solution.» L'orientale rétorque : «Au contraire, parler risque d'aggraver la situation.» Question d'éducation, de personnalité, de culture, surtout. Car le Japon n'est pas aux antipodes de l'Europe du seul point de vue géographique, ainsi que le découvre la jeune Amélie. Belge bilingue, toute fière de décrocher un contrat d'un an dans l'entreprise Yumimoto, elle va de Charybde en Scylla, exécutant les tâches les plus viles, encaissant les trahisons les plus basses, subissant les humiliations les plus cuisantes, pour finir «zen et zolie» responsable de l'entretien des toilettes. Face à cette logique comportementale et professionnelle ubuesque du point de vue extérieur, Amélie opte pour un mélange d'excès de zèle, de résistance passive, d'ingénuité avérée et de masochisme consommé. Tout cela figure au départ dans le livre d'Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, best-seller qui, comme Métaphysique des tubes plus tard, explore la société nipponne telle que vécue jadis par la jeune romancière. Simili-Shiseido. A la ramasse depuis quelques années (le Cousin, le Prince du Pacifique...), Alain Corneau, lui, ne fait que dupliquer le bouquin avec une fidélité illustrative passablement besogneuse qui oblitère le caractère alerte du récit et s'accommode assez mal de l'ambiguïté des relations évoquées. L'image est vilaine ­ contredisant l'affiche du film, tout en esthétique publicitaire simili-Shiseido ­ et les moments les plus enlevés sont ceux où l'infortunée héroïne (Sylvie Testud, digne, au milieu d'un casting 100 % japonais) cite en voix off des passages du livre. Ce qui, pour une (pauvrette) transposition cinématographique, la fiche un peu mal l

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