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    L'Ours rouge (Un oso rojo)
    Argentine | 2003| 1h37
    Réalisation : Israel Adrian Caetano
    Avec : René Lavand, Julio Chavez, Soledad Villamil
    Version originale (espagnol) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
      cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
      rubrique 'INFORMATIONS'
    Après avoir purgé une peine de sept ans de prison pour meurtre et vol à main armée, Oso obtient sa libération conditionnelle. Sa femme Natalia et sa fille Alicia vivent désormais avec Sergio, un chômeur qui s'endette en jouant aux courses.
    Oso espère les reconquérir, les aider, mais pour cela il doit maîtriser sa maladresse et contenir sa violence. Lorsque Le Turco tente de l'entraîner dans un "nouveau" coup, il comprend que la seule solution possible pour prendre en charge l'avenir de sa fille sera hors la loi.


    L'avis de la presse
    par

    Le Monde - Jean-François Rauger Troisième long métrage d'un jeune réalisateur uruguayen installé en Argentine, L'Ours rouge confirme un talent déjà remarqué tout en surprenant par une capacité à jouer sans y succomber complètement avec les conventions d'un cinéma de genre. Les Cahiers du Cinéma - Erwan Higuinen Malgré quelques facilités occasionnelles, le cinéaste s'en tire mieux que son personnage avec ce film âpre et bourru, qui flirte avec de grandes idées sans négliger d'alimenter son petit moteur sentimental. Monsieur Cinéma - Philippe Descottes L'OURS ROUGE, où comment revisiter un genre en y apportant sa petite touche perso, en toute simplicité et en toute modestie. Chronic'art - Elysabeth François Malgré tout, la performance de l'acteur principal interprété par un Julio Chavez alourdi de quinze kilos vaut quelque peu le détour. Cousin latin de Tony Soprano, il promène la même silhouette lourde et porte dans le regard ce même mélange de bonhomie (le côté gros nounours) et de terreur (les éclats cinglants du tueur). A lui seul, le comédien peut faire basculer une scène et apporte un peu de suspens dans cet ensemble trop routinier. Ciné Live - Christophe Chadefaud A quelques reprises pourtant, Julio Chavez parvient à tenir cet Ours rouge grâce à un jeu tout en réserve et en rage contenue. Mais c'est trop peu. Première - Gérard Delorme On est cependant frustré par la description très allusive de la crise, véritable sujet du film.

    Allocine
    La critique de Libé
    par Philippe Azoury

    «L'Ours rouge», la patte argentine Un Oso Rojo est le troisième film d'Adrian Caetano, et le premier à trouver en France une distribution digne de ce nom. Ses deux précédents opus (Pizza, Birra, Faso et Bolivia) ne s'étant fait connaître que d'une poignée d'aficionados, ceux qui guettaient, il y a quatre ans déjà, le réveil d'un nouveau cinéma d'Amérique du Sud, à travers un circuit aujourd'hui bien connu qui va de San Sebastian à Mar del Plata, de Buenos Aires à Rotterdam. En passant par Cannes, où la Quinzaine des réalisateurs l'avait accueilli, le film nous avait séduit. Sans pour autant tomber dans le panneau du moment où «tout film gagne à être argentin» tant il saute aux yeux que la manière de Caetano n'a que peu à voir avec les trouées modernistes d'un Pablo Trapero, d'une Lucrecia Martel ou de Diego Lerman (Tan de Repente). Ses façons sont plus rustres, s'embarrassent moins de ruptures, et revendiquent implicitement un amour inconditionnel pour la forme hollywoodienne, le cinéma de genre filmé à hauteur d'homme (on pense à Hawks, comme tout le monde). Chavez idoine. A s'en tenir à ce seul Ours rouge, le cinéma d'Adrian Caetano repose avant tout sur l'acteur. L'acteur comme socle, mais encore l'acteur comme cible à toutes ces attaques que l'enchaînement des séquences entend lui faire endurer. A ce jeu-là, du résistera-résistera pas, l'ours Julio Chavez porte en lui une énergie du désespoir qui force le respect. Il est à la fois tout de maladresse et d'invincibilité. Le personnage idéal de l'Argentine 2003... Sorti de prison à la suite d'un vol à main armée merdeux qui avait eu la mauvaise idée de finir dans le sang, El Oso (comme on le surnomme) entend reconquérir sa petite fille et sa femme, désormais à la colle avec un minable professionnel, joueur pathologique dont la seule activité est de toujours miser sur le mauvais bourrin. Pour se racheter, il faut à l'Ours de l'argent, quelque chose qui l'installe et, ce faisant, promette à sa femme une nouvelle vie, un espoir. A ce stade d'idéalisme commerçant, il ne trouve rien de mieux que de s'engager dans un nouveau braquage... Il y a un bail, mine de rien, que le cinéma n'avait pas joué à ce point de délectation avec la malédiction, le pétrin, la poisse. C'est aussi là qu'on voit combien il aurait été facile, pour un mauvais réalisateur, de se ranger du côté des rieurs, prendre son Ours en moquerie, l'essorer jusqu'au dernier coup bas. Caetano nous intéresse précisément parce qu'il fait l'inverse. Il continue à croire en son personnage, à l'accompagner partout où il va. Il y a presque, dans leur partenariat, dans leur complicité, une forme de plaisir équivoque : l'Ours rouge se lasse vite de compter les points. Par contre, le film se prélasse en tenant un cap peu commun : le déterminisme béat de son ogre de héros le pousse vers les emmerdes, dans la mierda, avec une volonté d'acier, parce qu'il n'y a souvent rien d'autre à faire, parce que ça occupe, parce qu'à ce jeu-là, bras de fer, un jour, les emmerdes pourraient bien perdre, et, du coup, le lâcher définitivement pour aller s'acharner sur un autre. Gri-gri. Il fallait une carrure pour jouer l'idiot, pas une caricature : Julio Chavez est idéal, bon piche, genre de Bruce Willis-Vin Diesel à la sauce hispanique : armoire à glace ahurie, moitié en peluche moitié en muscle, toujours un gri-gri à portée de main (un petit ours rouge en porte-clé, ça pose son homme), parfois un flingue, mais plus régressif en fin de compte qu'agressif. Gare ! L'incapable pourrait bien se révéler, au moment du duel final époustouflant, le héros insoupçonné de toute une nation ruinée (le film s'est tourné en pleine émeute de décembre 2001). Une balle, sinon rien. Viva la muerte.

    liberation.fr
    La critique de Telerama
    par Cécile Mury

    Un braqueur oublié sort de taule et retrouve sa fille, sur fond de catastrophe argentine. Une fête de famille, premier anniversaire du bébé. Le père empoigne sa veste. "Où vas-tu ?" s'inquiète sa femme. Un peu plus tard, le même jour, ailleurs, un braquage tourne mal, très mal. Sept ans passent. El Oso (l'Ours), taulard massif et laconique, est mis en liberté conditionnelle. Personne ne l'attend à la sortie. La fillette dont le prénom, Alicia, orne le bras droit du truand, tatoué dans un énorme coeur, le reconnaît à peine. Et Natalia, sa femme, vit avec un autre. Adrian Caetano baigne son film noir dans un contexte dévasté, celui de l'Argentine d'aujourd'hui. Un monde où se mêlent plusieurs codes du polar contemporain (bar louche et enfumé où règne un vieux caïd retors et fusillades à la Tarantino) et les ravages de la crise économique (chômage, expulsions, insécurité...). Plus "classique" que Bolivia, son film précédent, huis clos en noir et blanc dans un bar crasseux de Buenos Aires, L'Ours rouge affiche pourtant le même pessimisme social, la même fatalité poisseuse. Par petite touches, le cinéaste dessine aussi l'amour d'un homme pour son enfant perdue, l'impérieuse, douloureuse nécessité de "réparer", de rassembler les miettes d'une vie brisée. Un court trajet en voiture, une peluche (l'"ours rouge") offerte à la sauvette, une humiliation policière... Le portrait subtil d'un "dur" pudique et blessé, servi par la sombre puissance de son interprète, Julio Chavez. Cécile Mury

    telerame.fr
    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


    Tarifs
    Tarif normal: 7,80 €
    Tarif réduit: 6,80 €
    Abonnements
    6 places : 36€
    12 places : 63€
    Tarif - 14ans : 4,50€