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8 Mile
USA | 2002| 1h51
Réalisation : Curtis Hanson
Avec : Eminem, Kim Basinger, Mekhi Phifer, Brittany Murphy, Eugene Byrd
Version originale (anglais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
A Detroit, en 1995, Jimmy Smith Jr. a des rêves plein la tête, mais il lui manque encore les mots pour les exprimer. Sa vie d'adolescent se déroule entre banlieue blanche et quartiers noirs, le long de cette ligne de démarcation que l'on nomme 8 Mile Road. En dépit de tous ses efforts, Jimmy n'a jamais franchi cette barrière symbolique et continue d'accumuler les déboires familiaux, professionnels et sentimentaux.
Un jour, il participe à un clash - une joute oratoire de rappeurs - où il doit faire face à Papa Doc, le chef de la bande des " Leaders du Monde Libre ". Paralysé par le trac, il reste muet et doit quitter la scène sous les huées de la foule. Cette nouvelle humiliation l'oblige à un salutaire examen de conscience. Quelques jours plus tard, Jimmy tente un come-back...


Le site officiel
par



http://www.8-mile.com/

UIP
Anecdotes
par

8 mile : une frontière entre blancs et noirs Le titre de 8 mile est une référence directe à 8 Mile Road, une frontière imaginaire et rigide entre la ville de Détroit et la banlieue, entre le territoire des blancs et celui des noirs. Une démarcation qui représente un obstacle psychologique pour le personnage de Jimmy, incarné par Eminem, dont l'objectif est de percer dans le hip-hop, de l'autre côté de 8 Mile Road. La genèse du projet 8 mile est un projet qui date de vingt ans. A cette époque, le producteur Brian Grazer sent dans le hip-hop les germes d'un courant d'une puissance insoupçonnée. Et très vite, il décide de s'intéresser à ce genre musical nouveau, "d'en explorer les racines, de comprendre son fonctionnement et la portée de ses textes. Et cela bien avant qu'il ne représente un marché de plusieurs milliards de dollars." Une fois le projet mis en chantier vient le temps de trouver l'acteur idéal, capable de porter en lui toute la rage contenue dans le hip-hop. Le choix de Brian Grazer se porte alors rapidement sur la star planètaire du genre Eminem, même si leur première rencontre s'avére pour le moins tendue. "J'ai commencé à m'intéresser à Eminem il y a quelques années", confie Grazer. "Il n'était pas encore une star, mais je lui trouvais déjà un immense charisme et je pensais qu'il pourrait exploser à l'écran. Lorsque je l'ai fait venir dans mon bureau, il est resté muet comme une carpe, sans même me regarder. Au bout de quinze minutes, il a fini par rompre le silence , et s'est révélé un personnage étonnament disert et éloquent."

Allocine
l'avis de la presse
par

Les Cahiers du Cinéma - Olivier Joyard Curtis Hanson a réussi sans le crier sur les toits la première comédie musicale rap, en plus de filmer le premier génie populaire du siècle en construction. Pas mal pour un projet marketing destiné aux kids hystériques de la planète entière. Ciné Live - Philippe Paumier Eminem transfiguré, le rap délesté des clichés, les contraintes de la biopic balayées : n'en jetez plus, 8 mile est assurément le film américain le plus téméraire du moment. Première - Mathieu Carratier Littéralement - et c'est logique - habité, Eminem offre une performance intense qui sert de clé de voûte au film. Monsieur Cinéma - Guillaume Tion Au bout du compte, 8 MILE est conforme à son histoire : un bon film de blancs sur un bon rappeur blanc. Le Monde - Florence Colombani Kim Basinger enfin, avec son impeccable chevelure blonde et sa silhouette sculpturale, ruine le réalisme social de l'ensemble et devient une excellente incarnation de la contradiction interne d'un film qui hésite constamment entre récit honnête et film publicitaire. Chronic'art - Elysabeth François Parfois un peu trop sage à force de pondération, 8 mile demeure toutefois une belle tentative de "reconstitution". Objectif Cinéma - Raki Gnaba Coincé entre une vraie fausse bio filmée de la vie du rappeur blanc, et une entreprise générique sur la nature du rap, 8 Mile apparaît comme un film paradoxalement sobre et neutre : sans discours conséquent sur la musique qui l'anime, sans culte de la réussite. Au final, une simple chronique urbaine sur une jeunesse de banlieue.

Allocine
Le réalisateur
par Philippe Garnier

Hanson, rouage en roue libre de la machine hollywoodienne Curtis Hanson, à 57 ans, est une anomalie dans le paysage hollywoodien : artisan à l'ancienne, il est aussi, aux yeux des studios, un cinéaste qui rapporte. Malgré cela, et une trajectoire unique qui l'a vu frayer avec Corman et Fuller avant d'apprendre sur le tas avec des films de genre, il n'est toujours pas considéré comme «auteur» par la critique française, la même qui s'accroche encore à des réputations décaties comme De Palma ou Carpenter. Quand on lui dit ça tout de go, un petit sourire peiné fend sa barbe poivre et sel de navigateur solitaire. Au début, une revue. Dur à entendre pour quelqu'un qui a appris le métier aux pieds des maîtres comme Ford ou Wellman dans les années 60 en produisant un magazine appelé Cinema dont il était à la fois éditeur, maquettiste, photographe et intervieweur ­ avec les Cahiers du cinéma pour source d'inspiration. Ou ce qui en transpirait à l'époque à travers l'unique bouquin du disciple auteuriste Andrew Sarris. «Je n'étais pas toujours d'accord avec lui, mais ce qui m'attirait c'était cette idée qu'il puisse exister une continuité dans l'oeuvre d'un cinéaste. Je me suis vite transformé en détective, cochant les films à voir sur TV Guide ­ c'est ce qui m'a servi d'école.» Là, Hanson ne peut s'empêcher d'ajouter qu'il y a une continuité aussi dans ses trois derniers films. «Il y a ces personnages qui découvrent ce qu'ils sont réellement. Des trois flics de L.A. Confidential, aucun n'est ce qu'il paraît être. Bud White n'est pas qu'une brute, Jack Vincennes n'est pas qu'un vendu, Exley pas qu'un arriviste. Dans Wonder Boys, Grady Tripp (Michael Douglas) découvre qu'il n'a plus envie d'être romancier, il veut un enfant avec Frances McDorman. L'histoire de 8 Mile, c'est aussi celle de quelqu'un qui découvre qui il est vraiment, et qui transcende sa condition par l'art.» A 19 ans, en 1964, Hanson interviewait les vieux maîtres déposés comme Hawks ou Ford, mais aussi les jeunes qui montaient, comme Cassavetes. «Cinema existait déjà, et mon oncle a investi dedans comme un moyen de placer des pubs pour son magasin de mode. J'ai dû apprendre la photo, l'usage des objectifs, faire confiance à mon oeil. Un jour, un publiciste m'a demandé de photographier une fille qu'il représentait. Le lendemain, j'appelle Robert Towne, avec qui j'étais pote, pour lui dire que j'avais pris des photos de cette actrice vraiment superbe, Faye Dunaway. Il l'avait justement vue la veille, avec Warren Beatty. Deux jours après, Beatty appelle: "Paraît que tu as des photos et que tu la trouves bien, elle a pourtant pas l'air terrible..." Mais je lui dis d'attendre de la voir à travers une lentille de caméra. Je me retrouve chez lui dans le penthouse du Beverly Wilshire, avec mon tambour à diapos. On passe les diapos. "J'ai ma Bonnie", s'exclame Arthur Penn, que je voyais pour la première fois. Beatty n'était pas convaincu. "T'es sûr que tu pourras la filmer pareil ?" Elle était un peu enveloppée, mais j'avais trouvé un angle où elle était canon. Deux semaines plus tard, Beatty me demandait de remettre ça avec mes diapos, cette fois pour convaincre Jack Warner. Tout à son crédit, il m'a plus tard fait envoyer un billet d'avion et j'ai pu passer trois jours sur le tournage de Bonnie and Clyde au Texas. C'est là que j'ai rencontré Dede Allen qui, trente-trois ans après, a fait le montage de Wonder Boys pour moi.» L'apprentissage ne faisait que commencer : il écrit White Dog, que Robert Evans veut faire faire à Polanski après Chinatown. Lorsque celui-ci devient fugitif, on demande à Hanson qui il verrait diriger ça. Quand le nom de Fuller est mentionné, il ne peut pas refuser. «Je crois avoir été le seul qui ait jamais collaboré avec Sam, si on peut appeler ça comme ça.» Et il a droit au rituel bizutage, à la mode Corman. «Roger devait financer Sweet Kill aux deux tiers, à moi de trouver le reste des 130 000 dollars. C'était une resucée cheap de Psycho. Juste avant de tourner, il a renversé les participations ! Inconscient que j'étais, j'ai persuadé mes parents d'hypothéquer leur maison. Quand il a vu le film, Corman m'a seulement dit qu'il fallait plus de nichons dedans. Et il l'a sorti sous le titre The Arousers ! (les Bandantes).» C'est quand même le meilleur film de Tab Hunter. Pas référentiel. Hanson est donc tombé très jeune dans la marmite Hollywood ­ le genre à pouvoir dire où se trouvait le motel (depuis démoli) où Sterling Hayden planque l'argent de l'Ultime Razzia, «parce que mon grand-père habitait deux blocs plus loin, sur Washington Boulevard.» C'est cette connaissance intime de la ville et du cinéma qui rend L.A. Confidential si spécial. «Quand j'en ai parlé à Dante Spinotti, je lui ai dit que surtout je voulais éviter l'aspect film noir. Quand il m'a fait "c'est quoi, film noir ?", j'ai su que je tenais mon homme. Je voulais qu'on ait un sens de ce qu'était la ville en 1953, mais aussi qu'on l'oublie très vite pour se laisser captiver par l'histoire. Les lieux étaient authentiques, mais pas traités rétro, par la lumière ou les costumes. Pas de chapeaux pour les flics, même si beaucoup en portaient à l'époque. Le chapeau, ça renvoie immédiatement à un certain style.» Et pourtant, malgré ce passif cinéphile, une des qualités essentielles du cinéma de Hanson est qu'il n'est pas référentiel, comme l'est souvent celui de cinéastes plus jeunes que lui. Ce n'est pas un cinéaste du clin d'oeil, ni du clinquant, qui n'a que des vidéos dans la cervelle. A cet égard, le film qui passe à la télé chez la mère de Jimmy Smith dans 8 Mile fait figure d'aberration : on n'a pas vraiment besoin de Sirk ou d'Imitation of Life pour mettre le doigt sur le dilemme Eminem ; il en découd assez dans ses chansons. «Plutôt un film de classe.» Là encore, Hanson se montre raisonnable, et convaincant : «Quand je suis allé voir Marshall au début, il m'a trimballé dans son ancien quartier, et évidemment les gens sortaient dans la rue pour le voir. C'était Eminem, le gars du coin qui a réussi, mais aussi une vedette planétaire. Ils étaient pratiquement tous noirs et avaient l'air heureux pour lui, fiers de lui. Comme tout le monde, j'avais ce truc de race en tête, mais ce qui m'a frappé c'est que ça ne semblait pas compter beaucoup. C'est plus un film de classe que de race : c'est l'esprit des gens que j'ai vus à Detroit qui m'a donné envie de faire le film.» Au lieu de bosser dans un hôtel comme l'indiquait le script, Jimmy est sur une presse à carrosserie, un lieu plus spécifique à Detroit, «une usine qui devait employer des milliers de gens avant, et qui maintenant en a trente. Et un camion-lunch en guise de cantine.» Où prend place une scène qui semble didactique à certains : une femme maugrée contre la bouffe et les conditions de travail, et Jimmy coupe la chique à un rappeur des dimanches qui insulte un ouvrier pédé et un obèse. «Je voulais faire deux choses. D'abord un raccourci de l'évolution du rap : la femme, jouée par Miss Corona, son rap est une forme de revendication sociale. Le second rappeur, c'est la colère qui parle, il s'en prend à tout ce qui bouge, surtout les gens vulnérables. Et Jimmy l'engage dans une joute verbale, c'est le rap de l'humour et de l'ironie qui tue. Trois phases. Sur un autre plan, ça m'intéressait de jouer sur ces conventions du rap, comme l'homophobie et la misogynie, les renverser un peu pour déstabiliser les fans et peut-être les faire réfléchir. Le danger, c'était qu'il s'agissait d'Eminem, controversé justement à ce sujet ; ça risquait de faire sortir les spectateurs de l'histoire. Mais finalement j'estime que ça valait d'être tenté.» Directeur d'acteurs. La fille semble pareillement se conformer aux clichés du rap : pas digne de confiance, elle baise le copain de Jimmy. «Mais justement, c'est la vérité du personnage : elle fait ce qu'elle fait, point. Et quand Jimmy et elle se quittent, il y a du respect et de l'affection, même s'ils ont tous les deux le doigt brandi.» Hanson obtient toujours des performances rares de ses acteurs, même de Dylan, dans sa superbe vidéo de Things Have Changed, fabriquée avec des chutes de Wonder Boys. «Un jour, j'ai téléphoné à Robert Downey Jr pour lui dire "devine avec qui tu joues aujourd'hui". Il était en prison, mais ça l'a quand même fait marrer.» Hanson fait du cinéma pour s'immerger dans des mondes qu'il ne connaît pas : policier, universitaire, rappeux. Son prochain film sera peut-être Lucky You, sur le monde du poker. Un monde qui, cette fois, ne lui est pas étranger, comme l'indique le nom de sa compagnie, Deuce Three Productions. «La pire main qu'on puisse avoir !», élucide-t-il en riant.

www.liberation.com
La critique de Telerama
par Jacques Morice

Même s'il ne chante que deux fois, même s'il n'est pas tout à fait sincère, le rappeur Eminem crève l'écran. Où est la poésie la plus vive aujourd'hui, la plus essentielle, sinon dans le rap ? Dans le fracas des rimes du bitume. Poésie ne veut pas dire message, et réduire le rap à son fond social est une facilité : quand il est réussi, il est moins affaire de sens que d'énergie brute du verbe, de jouissance à battre les mots pendant qu'ils sont chauds. Jusque là, hélas, le rap, et plus largement le hip-hop (danse, musique, graff), restaient encore des enfants pauvres du cinéma. 8 Mile, en ce sens, est un événement. Le sujet, c'est donc Eminem, mais avant qu'il ne devienne Eminem, le film s'inspirant plus ou moins fidèlement de son existence, à la fin de l'adolescence. Il s'appelle ici Jimmy Smith junior, alias "Rabbit". C'est un blanc bec qui vit, survit plutôt, à Detroit, le long de la 8 Mile, frontière séparant les quartiers blancs des quartiers noirs. Séparation relative, puisque des deux côtés, c'est la même pauvreté. Jimmy crèche dans une roulotte avec sa petite soeur adorée et sa mère déglinguée. Il cumule les petits boulots, trime en usine. Son unique échappatoire, c'est le rap. Ses amis noirs, dont Future, l'animateur d'un club de hip-hop, flairent chez lui un vrai talent et le poussent à se produire sur scène. Il y va une première fois, mais reste sans voix. Il lui faudra attendre le bon moment, l'accord parfait. Ce duel sur scène, c'est le point de mire de l'histoire et une apothéose ­ celle-ci sera suprême, pour le personnage et pour le spectateur. Le scénario est de fait modeste, il se limite à une période trop courte pour être une vraie success story (si succès final il y a, il reste confidentiel, à l'échelle d'un club) avec ses étapes obligées. D'une certaine manière, "Rabbit" a déjà tout pour réussir au début du film, il connaît le lieu par où il faut passer, il sait qu'il peut y aller quand il veut. Simplement, il doit puiser au fond de lui cette force qui balayera ses angoisses, qui mettra la technique au service de l'authentique, qui unira le fond et la forme. On peut voir le film comme une sorte de work in progress souterrain : tout ce que l'on voit, les décors, la galère entre potes, le pathos familial, tout cela nourrira les deux fois quarante-cinq secondes du show final, concentrés explosifs d'une vie disloquée. Ce sera grosso modo la seule fois où le chant d'Eminem résonnera (hors de la BO). C'est dire le relatif culot du film qui se refuse à être un produit dérivé, préférant capter au quotidien le parlé rap ­ une musique en soi, syncopée, incantatoire ­ et traduire en images son background. La forme trouvée est celle d'une chronique sociale, entre mélo (pas trop réussi, surtout dans la romance) et documentaire (passionnant) sur une métropole industrielle en pleine récession. L'environnement - bâtisses en ruine recyclées, terrains vagues ­, la manière de zoner et de s'invectiver en bande, de s'inscrire dans un territoire ou, pour Jimmy, de griffonner des mots, le matin, dans le bus qui le mène au boulot, tout ici dit à la fois la mouise et l'espoir d'en tirer quelque chose. Cette façon de s'accrocher à du passé, même en ruine, et d'y laisser sa trace, c'est aussi ce qui caractérise l'attitude du héros, un exclu n'appartenant à aucune minorité ou communauté, qui s'attache à celle des Noirs, se fait d'accepter d'elle, emploie son langage musical en se le réappropriant pour construire sa propre identité et un style unique. Il est clair qu'à travers 8 Mile, Eminem tient à "se refaire" une image. Lui, le prototype du white trash qui n'a jamais lésiné sur la provoc', lui qui a insulté à peu près tout le monde et souhaité la mort de sa mère passe presque ici pour un enfant de choeur. Il protège sa petite soeur des mauvaises ondes maternelles et vient même au secours d'un gay, histoire d'effacer ses déclarations homophobes. On frise l'hagiographie, avec des passages à la fois trop personnels (sur la mère) et trop superficiels pour être vraiment intéressants. C'est la limite et la force de 8 Mile : il touchera un large public, y compris des gens qui ne connaissent rien au hip-hop. C'est moins un film musical qu'un document attentif signé par un habile briscard qui porte un regard à la fois passionné et adulte sur une esthétique de la rage. Et qui, fasciné comme nous, assiste à la vraie naissance d'un acteur. Car c'est peu dire qu'Eminem crève l'écran. Personne ne restera insensible. Dès qu'il est à l'image, il y a magnétisme. Sa gueule d'ange buté et encapuchonné, sa démarche chaloupée, son air absorbé suffisent à créer une tension. Ayant pigé que la sobriété était une arme redoutable, il s'impose juste en fixant le monde alentour avec des yeux implacables de mélancolie. Des yeux de voyant. Jacques Morice

http://www.telerama.fr


5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€