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    Failan
    coréen, sud-coréen | 2001| 2h00
    Réalisation : Song Hye-sung
    Avec : Min-Shik Choi, Cecilia Cheung, Gong Hyung-jin, Sohn Byung-ho
    Version originale (sud-coréen) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
      cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
      rubrique 'INFORMATIONS'


    L'avis de la Presse ....
    par

    Monsieur Cinéma - Yann Kerloc'h (...) on n'a aucun mal à comprendre son amour pour Failan, icône de l'innocence et de la beauté. L'actrice, Cécilia Cheung, est une incarnation de la grâce même. Studio - Thierry Cheze Ce film a reçu le grand prix du Festival du cinéma asiatique de Deauville. Sa profondeur et la limpidité de sa mise en scène le méritaient amplement. Courez le voir, il va vous bouleverser. Libération - Antoine De Baecque Ce n'est pas du Im Kwon-taek, mais Failan illustre la bonne tenue du cinéma coréen, longtemps considéré comme la poubelle cinématographique asiatique et qu'on sait désormais le plus costaud des nouveaux dragons, protégé par un système d'exception culturelle à la française et de solides quotas, tenu par un réseau d'acteurs et de cinéastes de talent, soutenu par un public avide et nombreux. Le Monde - Jacques Mandelbaum On voit ainsi toute la grâce et la puissance du cinéma asiatique condensées dans ce film spectral, adapté d'un romancier japonais, réalisé par un cinéaste coréen et interprété par une actrice de Hongkong (la remarquable Cecilia Cheung dans le rôle de Failan). Ciné Live - Grégory Alexandre Le malfrat et la petite lingère chinoise, où l'histoire tragique et belle d'un amour mort-né, magnifiquement incarnée par deux stars en leur pays. Le Point - Olivier De Bruyn Sans atteindre les sommets fréquemment arpentés par les grands réalisateurs venus d'Asie, Son Hye-sung signe un film curieusement séduisant. Première - Sophie Grassin Aidé par deux comédiens subtils et intenses, le cinéaste coréen (...) déploie, la poésie funèbre en moins, le même rapport entre douceur et violence qu'un Takeshi Kitano. Télérama - Jean-Claude Loiseau Song Hye-sung risque le balancement mécanique entre le trop-plein de noirceur et l'excès de gentillesse un peu mièvre. Mais il est sauvé, le plus souvent, par ses deux interprètes, Choi Min-sik (le magistral interprète du récent Ivre de femmes et de peinture), un concentré de détresse fruste, et Cecilia Cheung (découverte dans Shaolin Soccer), lumineuse incarnation de l'abnégation sereine.

    Allo Ciné
    Le site officiel
    par



    http://www.failan.co.kr/


    Critique de Jean Claude LOISEAU
    par Jean Claude Loiseau

    Un film noir de Song Hye-sung, entre violence crue et douceur. Il n'y a plus grand-chose à quoi il puisse se raccrocher, Lee Kang-jae. Il sort de prison, il est largué, c'est un has been. Les jeunes du gang le méprisent, le chef ne lui concède plus que des tâches minables. Quelle aventure va bien pouvoir prendre forme autour de ce personnage dépassé, cassé, sans ressort ? Quel avenir pour cet homme de main capable de se laisser malmener sans réagir par une vieille femme qu'il est venu racketter ? Qu'attendre d'un type qui va accepter d'endosser le crime commis par son boss et de retourner en prison à sa place contre la promesse qu'il recevra un jour, dans dix ans si tout va bien, le petit bateau dont il a toujours rêvé ? Surtout ne pas se fier à cette ébauche de portrait d'un loser. Si le réalisateur, Song Hye-sung, décrit le "milieu" coréen avec un réalisme tranchant, si la violence y jaillit abruptement, si l'on échange plus de baffes que de mots et si le cynisme brutal semble être le mode naturel de communication, c'est pour mieux préparer un décisif changement de ton. Le film noir devient mélodrame quand une femme, la Failan du titre, entre en jeu de la plus improbable manière. Elle vient de mourir. C'est l'épouse de Lee Kang-jae, mais, quand il apprend sa mort, il réagit à peine car il avait oublié jusqu'à son existence. La petite immigrée chinoise aux abois n'était que le souvenir à demi effacé d'un épisode anecdotique, un mariage blanc qui lui avait rapporté un petit paquet de fric. Grand basculement dans le passé : le film met au jour l'autre versant de la même aventure. En gros, le parcours d'un ange égaré dans un monde de brutes, d'une frêle et gracieuse jeune femme qui croyait à la bonté et finit par trouver une petite place au soleil avant de mourir en crachant le sang. Le film devient une sorte de puzzle mêlant le passé et le présent, où se profile la lente rédemption du héros. L'homme et la femme ne se rencontrent jamais, mais la belle idée, c'est que l'existence de chacun est, pourtant, peu ou prou transfigurée par l'image rêvée de l'autre. Tandis que Failan a fini par s'imaginer un mari idéal en la personne de ce Lee Kang-jae dont elle n'a connu qu'une simple photo, celui-ci sort peu à peu de son hébétude résignée pour s'attacher au fantôme de celle qui, un jour, a cru en lui, et le lui a écrit dans une lettre bouleversante de simplicité enfantine... On devine que le réalisateur de Failan connaît bien l'oeuvre d'un certain Takeshi Kitano. Dans les moments les plus réussis de son film, on retrouve cette alchimie qui consiste à télescoper la violence crue et une douceur ténue, la description frontale d'un meurtre sauvage à main nue et la grâce d'un geste délicat (Failan encadre la photo d'identité de "son mari" comme si c'était son plus précieux trésor). Song Hye-sung risque le balancement mécanique entre le trop-plein de noirceur et l'excès de gentillesse un peu mièvre. Mais il est sauvé, le plus souvent, par ses deux interprètes, Choi Min-sik (le magistral interprète du récent Ivre de femmes et de peinture), un concentré de détresse fruste, et Cecilia Cheung (découverte dans Shaolin Soccer), lumineuse incarnation de l'abnégation sereine. Grâce à eux, Failan garde, jusque dans ses débordements sentimentaux, le charme mélancolique d'une rencontre qui n'a jamais eu lieu. Jean-Claude Loiseau

    http://cinema.telerama.fr/edito.asp?art_airs=MAF2103129&vrub=2&vpage=a_la_une&vsrub=1

    TELERAMA
    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


    Tarifs
    Tarif normal: 7,80 €
    Tarif réduit: 6,80 €
    Abonnements
    6 places : 36€
    12 places : 63€
    Tarif - 14ans : 4,50€