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    Sweet sixteen
    GB | 2002| 1h46
    Réalisation : Ken Loach
    Avec : Martin Compston, Michelle Coulter, Annmarie Fulton, William Ruane, Gary McCormack
    Version originale (anglais) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
      cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
      rubrique 'INFORMATIONS'
    Dans quelques jours, Liam aura seize ans. Jean, sa mère qui est en prison, doit être libérée à temps pour l'anniversaire de son fils.
    Liam rêve d'une famille comme il n'en a jamais eue et redoute l'influence de son grand-père, comme celle de Stan, le compagnon de Jean. Il veut un foyer, un endroit sûr pour sa mère, sa soeur Chantelle et lui-même.
    Encore faut-il trouver de l'argent et, pour un adolescent sans le sou, ce n'est pas une mince affaire. Avec ses amis, Liam monte quelques combines, mais les ennuis ne vont pas tarder à commencer...


    L'avis de la Presse
    par

    Télé Ciné Obs - Bernard Achour Bien davantage que son compatriote Harry Potter, c'est donc Liam qui restera le seul, l'authentique, l'inoubliable héros de l'année. Objectif Cinéma - Lydie Ferran "Sweet sixteen" est un Ken Loach sans concession, âpre, dur, un miroir de la société, sans effets, net, tranchant, sans espoir mais essentiel. Libération - Didier Péron (...) on suit le parcours d'un lascar écossais, Liam, petit dealer bientôt embauché par la mafia du coin. Liam est un personnage passionnant, interprété avec une maestria à tomber à la renverse par un jeune gars non-professionnel, Martin Compston. Les Echos - Annie Coppermann Un scénario à arracher des larmes et qui pourtant jamais ne tombe dans le mélo, une descente aux enfers en forme de polar à rebondissements, un regard lucide mais jamais méprisant sur les laissés-pour-compte du libéralisme britannique, et des interprètes, le plus souvent non professionnels et recrutés dans la ville même de Greenock, criants de vérité, notamment le jeune Martin Compton (...), que l'on n'est pas près d'oublier : rude, très rude, le nouveau Ken Loach, mais nécessaire. Aden - Philippe Piazzo Tout proche de Ladybird, l'un des plus beaux films du cinéaste, Sweet Sixteen est le portrait d'un enfant déchu que Ken Loach filme en état de résistance. Télérama - Cécile Mury Dans les pas d'un ado perdu, Ken Loach ajoute une touche éclatante à sa longue fresque de la détresse sociale. Le Monde - Samuel Blumenfeld Ken Loach raconte avec dextérité cette histoire, avec un sens impeccable de l'ellipse, un montage nerveux, une utilisation parcimonieuse de la belle musique de George Fenton. Positif - Françoise Audé Ken Loach est unique dans sa manière d'exprimer le possible jusque dans l'échec du devenir humain. Chronic'art - Laurent Robert (...) l'étrange beauté de Sweet sixteen naît de cet ultime contre-pied où le sublime élan d'un fils vers sa mère ne parvient pas à la détourner d'un homme néfaste, ni à ramener ses enfants au premier plan de sa vie. Brazil - Caplan Scénario génial, fluidité de la caméra, montage tiré au cordeau, beauté du jeune homme et le résultat donne une peinture violente aux couleurs vives. Monsieur Cinéma - Jean-Luc Brunet Le réalisateur nous décrit, à travers le parcours de Liam, le terrible processus de la délinquance, le cycle infernal de la violence. C'est Martin Compston, lycéen de 17 ans, qui interprète avec une conviction stupéfiante le personnage de Liam. Il est l'incontestable révélation de cette chronique adolescente réaliste et bouleversante. Le Point - Olivier De Bruyn Amateur de ballon rond à ses heures perdues, le réalisateur ne s'est pas trompé. La prestation de son acteur débutant n'est pas le moindre des atouts de "Sweet Sixteen". Un beau film qui, comme tous les derniers Ken Loach, devrait, en toute logique, remporter en France le succès public qu'il mérite. L'Express - Eric Libiot Sec, direct, sans graisse ni fioritures. Une fois de plus, le Ken Loach version drame noir fait preuve d'une absolue maîtrise dans la conduite de son récit et dans la direction de ses acteurs.

    Allo Ciné
    La critique de Didier Péron
    par

    Liam damné Avec «Sweet Sixteen», autour d'un ado englué dans la poisse, Ken Loach renoue avec sa verve sociale la plus lucide. On n'en a jamais terminé avec Ken Loach, d'abord parce qu'il n'arrête pas de tourner et sort un film par an, ensuite parce que même quand on a l'impression qu'il nous refait à chaque fois le même topo (pitié pour les pauvres !), en réalité les enjeux, et la manière de les traiter, sont toujours radicalement différents et ne produisent pas les mêmes effets. Le plus bizarre dans cette histoire, c'est que le cinéaste ne semble pas spécialement calculer ses angles d'attaques et fonce dans le tas armé à chaque film d'un scénario dont il n'est sans doute pas inutile de rappeler qu'il ne l'écrit quasiment jamais, hormis, pour le plus fameux d'entre eux, Kes en 1969. Ce rapport d'illustration des scénarios des autres est pourtant chez lui crucial parce qu'il remobilise à chaque fois une nouvelle méthode pour jouer à neuf l'air courageux, mais vicié, de la tragédie sociale avec ses individus pris dans les rouages de la crise, de la fatalité de classe, de l'impéritie des patrons et des gouvernements mais aussi, espérons-le, de leurs propres erreurs et tourments. Volte-face continue. La valeur politique des films de Loach est donc toujours flottante, suspendue aux rouages de ces scripts et donc par conséquent à la clairvoyance ou à l'aveuglement de ceux qui les écrivent. En particulier, le manichéisme de certains de ses films s'articule quasi systématiquement autour des notions, ô combien chargées, de bonté et de méchanceté. La façon dont le film désigne les vecteurs humains (la mafia basanée de Raining Stones) ou matériels (l'alcool de My Name is Joe) de la méchanceté, détermine lourdement le roulement de tambour de récits où les personnages principaux sont donnés pour intrinsèquement innocents et, pour cette raison même, broyés dans des fables où se mêlent étroitement martyrologie popu et mélo grosses ficelles. Or Loach est grand quand au contraire il montre avec une force parfois insoutenable la manière dont la bonté et la méchanceté ne cessent de s'échanger dans une sorte de volte-face continue, un anneau de Moebius moralement indiscernable. C'était le sujet de son film le plus sidérant, Lady Bird, Lady Bird (scénario Rona Munro) où l'on voyait comment un organisme d'assistance sociale, dans son acharnement à vouloir le bien de l'héroïne, devenait un instrument de torture institutionnelle. Dans Sweet Sixteen (écrit dans un retour de lucidité par l'ex-avocat Paul Laverty, qui signa l'indéfendable My name is Joe), on suit le parcours d'un lascar écossais, Liam, petit dealer bientôt embauché par la mafia du coin. Liam est un personnage passionnant, interprété avec une maestria à tomber à la renverse par un jeune gars non-professionnel, Martin Compston. Passionnant parce que ses actes sont en même temps irrecevables (pour peu que l'on respecte les lois), rationnels (pour des raisons de survie) et catégoriquement valides (si l'on n'a pas renoncé à l'esprit de justice). Liam veut le bien, être bon pour et parmi les siens, mais la société, ses proches et bientôt jusqu'à son meilleur ami, le jugent mauvais, instrument du désordre, cavalier blanc mué en vilain canard. La terrible tristesse de Sweet Sixteen repose sur les étapes successives de cette impossibilité factuelle de sortir d'une logique de destruction quand bien même l'ardeur de l'ado, son intelligence, ses ruses, ont pour motif les plus consensuelles aspirations qui soient : vivre avec sa mère et sa soeur dans une jolie caravane au bord du fleuve, s'en sortir et ne pas perdre la face dans cet univers guidé par l'insulte et la trahison. La perdition jusqu'au vertige. Tourné dans un bled écossais ravagé par le chômage, Greenock, Sweet Sixteen se concentre sur des relations de parentés et de voisinages intégralement rongées par la corruption. Ici, les anciennes solidarités prolétaires se sont envolées depuis belle lurette après des années de marasme et de bout de ficelles. Elles ont été remplacées, comme partout, par une mafia musclée ayant pignon sur rue, capable de distribuer clef en main des logements décents à ceux qui l'aident dans l'extension de son petit commerce de la drogue. Ironiquement, dans le film, la mafia se cache derrière un club de gym puis une échoppe de livreurs de pizzas. La figure de la mère junkie et de la saloperie humaine qui lui sert d'amant entame la croyance de Liam dans un monde meilleur. Soudain, la possibilité d'une communauté nue qui ne se contente plus d'être vouée économiquement, socialement à la perdition mais qui s'est mise à la désirer de toutes ses fibres lui saute au visage. Son égarement à cet instant-là, qui peut être celui du jeune acteur poignardé par la vérité de la fiction, est le genre de sentiment sans mots ni larmes qui oblige à baisser les yeux.

    Libération
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