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Après vous...
France | 2003| 1h50
Réalisation : Pierre Salvadori
Avec : Daniel Auteuil, Sandrine Kiberlain, José Garcia, Marilyne Canto, Michèle Moretti
Film en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Antoine est serveur dans un restaurant parisien. En route pour rentrer chez lui, il intervient à temps pour empêcher un inconnu de se suicider. Ce dernier, qui se nomme Louis, est furieux contre lui. Pour le remettre dans le droit chemin, Antoine lui trouve un emploi, et petit à petit une relation d'amitié s'installe entre eux.
Malgré les efforts d'Antoine pour lui redonner goût à la vie, Louis ne peut s'empêcher de penser à Blanche, l'amour de sa vie qui l'a mis dans cet état de dépression extrême. Ne voulant rien dire à son ami, Antoine décide de retrouver celle-ci. Mais les choses vont prendre une tournure inattendue. Blanche n'est pas célibataire et se trouve bientôt attiré par Antoine...


La critique du Nouvel Observateur
par

Il rit, Salvadori Daniel Auteuil et José Garcia font des étincelles dans «Après vous», la nouvelle comédie de ce fan de Lubitsch -------------------------------------------------------------------------------- Le mensonge, c’est du bonheur à crédit. Pour avoir, par bonté, dissimulé certains faits à celle qu’il aime, le trop serviable héros d’«Après vous» rencontre l’amitié et la liberté intérieure, mais à prix d’or. Dans «Après vous», Daniel Auteuil trouve son meilleur rôle depuis longtemps, José Garcia, Sandrine Kiberlain et Marilyne Canto font assaut de style, et Pierre Salvadori, gagman de classe internationale, se sort honorablement d’une comédie à la Lubitsch. Une entreprise difficile, perturbée pendant son élaboration par le suicide d’un ami, puis par la mort de Marie Trintignant, interprète de «Cible émouvante», «les Apprentis» et «Comme elle respire», ses trois premiers films. Pour se reposer d’un tel entrelacs de vrais chagrins et de plaisirs fictifs, rien ne valait un peu de vérité dans les aveux: «Né en Tunisie, promené en Corse, j’ai été très dépaysé en arrivant à Paris, à 8 ans. A l’école, j’étais un enfant solitaire, attiré par des amis un peu excentriques. L’un d’eux m’a entraîné vers la cinéphagie. Nous dévorions plusieurs films par jour, n’importe quoi. A 13 ans, j’ai rencontré un vrai cinéphile, et découvert les vrais bons films. Mon premier choc? "Le ciel peut attendre", de Lubitsch. D’un seul coup, j’ai compris que toutes ces images avaient un ordonnateur.» Il n’empêche: par admiration pour Al Pacino, Salvadori veut être acteur. Il étudie aux cours, le jour, et décharge toutes les nuits des camions de décors, pour le TNP et Bercy. «J’ai démonté tout "Aïda" presque seul. C’est l’envers de l’art, mais ce n’est pas un effort négligeable.» Le métier d’acteur lui paraissant un peu léger pour satisfaire sa famille, Salvadori décide d’écrire, des sketchs d’abord, puis gagne un concours et présente au Café d’Edgar «Shoes» et «le Bord de l’angoisse» qu’il écrit et joue. On lui demande alors d’écrire pour les autres, ce qu’il fait. «Je pense que ce n’est pas l’excès de travail, mais les excès tout court qui m’ont fait plonger à 24 ans dans la dépression. J’ai frôlé le suicide, nagé en pleine perte d’identité. Je vivais dans le vertige, dans l’angoisse. Puis, peu à peu, j’en suis sorti, tremblant. J’ai pu terminer un scénario de téléfilm, qui m’a sauvé. Et j’ai appris alors qu’un jeune producteur, Philippe Martin, cherchait des scénarios. Je lui ai envoyé "Cible émouvante", que tout le monde avait refusé avant ma maladie. Un an plus tard, j’étais sur un plateau de cinéma comme metteur en scène et, pour la première fois de ma vie, je me sentais à ma place. Le film (avec Marie Trintignant, Jean Rochefort et Guillaume Depardieu) a été présenté au festival de Sarasota, aux Etats-Unis, un jour à 14 heures. Deux heures plus tard, j’étais reconnu dans le métier.» Publicité Après le succès des «Apprentis» et de «Comme elle respire», Salvadori choisit de tourner avec Arte, un film noir, «le Marchand de sable», très découpé, dans le seul but de peaufiner l’apprentissage de la technique. Il découvre l’art de créer un climat oppressant en filmant les gens à travers les vitres, pour faire sentir qu’ils sont épiés, etc., dans le but avéré de mettre cette science au service d’une comédie. Le genre étant d’ailleurs une autre façon d’exprimer le drame. «Après vous» montre un homme qui ne sait pas dire non et qui peu à peu fait le choix de la vitalité. «Les comédies aident à vivre», dit Salvadori. Décidément, le bonheur est un mensonge.

nouvelobs.com
L'avis de la Presse ...
par

Chronic'art - Guillaume Loison L'auteur des Apprentis livre un film quasiment parfait, mélange savant de burlesque et de bons mots, truffé de portes de sorties aussi oxygénantes qu'enrichissantes. (...) Rythmé, inspiré et drôle, Après vous s'affirme avec modestie comme la meilleure comédie populaire française depuis longtemps. Positif - Yann Tobin Salvadori use avec virtuosité des simples stratégies de la comédie américaine d'autrefois. (...) La direction d'acteurs est un atout maître de Pierre Salvadori : on croit à chaque instant lire les pensées des personnages sur leur visage, et pourtant l'ambiguité de leurs motivations persiste. Le Monde - Jean-Luc Douin Rien de logique dans le film de Pierre Salvadori. (...) C'est pourtant à partir de situations invraisemblables et tragiques que les auteurs de comédie déclenchent le rire. Le rocambolesque déride et l'excessif amuse. Ciné Live - Emmanuel Cirodde S'il est statistiquement possible (mais rare) de ne pas trouver son compte ni à la blague, ni à l'amour, on peut donc quand même envisager que l'arsenal de talent déployé par cette troupe finisse par faire mouche quelque part dans nos âmes. En tout cas, nous, ça n'a pas loupé. Cahiers du cinéma - François Bégaudeau Du rire au mépris toujours de la vraisemblance, mais aussi d'une juste caractérisation des personnages (...) Que la logique des dispositifs particuliers prime sur le suivi général des personnages donne son meilleur au film, produisant un art lubitschien. Première - Olivier de Bruyn Tirant le meilleur parti de son casting haut de gamme (...) Salvadori impose un tempo rigoureux et efficace pour orchestrer les chassés-croisés psy entre ses personnages. (...) Le résultat, brillant, subtil et bien écrit, ne souffre d'aucun temps mort. Monsieur Cinéma - Jean-Luc Brunet (...) On prend un plaisir non dissimulé à suivre le parcours accidenté de ces deux apprentis de la vie qui vont s'aider à surmonter les épreuves. D'autant qu'ils sont interprétés par un duo absolument épatant, Daniel Auteuil et José Garcia. Nouvel Observateur - Alain Riou (...) Daniel Auteuil trouve son meilleur rôle depuis longtemps, José Garcia, Sandrine Kiberlain et Marilyne Canto font assaut de style, et Pierre Salvadori, gagman de classe internationale, se sort honorablement d'une comédie à la Lubitsch.

allocine.fr
La critique de Télérama
par Marine Landrot

Louis se pend, Antoine le sauve, Blanche somatise. Pierre Salvadori, lui, signe une comédie aussi sensible que drôle. Si vous avez la peau fragile, avec une tendance aux rougeurs et aux démangeaisons, ce film est pour vous. Pierre Salvadori a mis au point un lait apaisant tout simple, mais vraiment efficace. Une petite comédie qui agit en deux temps : 1) je rafraîchis ; 2) j'hydrate en profondeur. En d'autres termes : 1) je distrais en toute légèreté ; 2) j'étanche la soif de réponses aux grandes questions existentielles ­ l'amour, l'amitié, la mort, la vie, tout ça, oui. La zone la plus sensible des personnages est le cou. Un lien vulnérable entre la tête et le corps, un point d'attache noueux, une zone de déglutition qui s'enflamme dangereusement, quand trop de choses restent en travers de la gorge. Louis (José Garcia, fêlé mélancolique) a une méchante marque jugulaire, depuis qu'il a tenté de se pendre à un arbre des Buttes-Chaumont, après l'heure de fermeture. C'était sans compter avec les infractions salutaires d'Antoine (Daniel Auteuil, délicieusement altruiste), qui a pris un raccourci par le parc au moment du crime. Antoine a sauvé le suicidaire, et s'est infligé une mission à double tranchant : redonner goût à la vie à Louis, dépressif depuis que Blanche l'a quitté. Blanche a des problèmes cutanés sur le cou, elle aussi. Dès qu'elle est émue, la tectonique des plaques rouges se met en marche sur son décolleté. La première fois qu'on observe le discret phénomène, on plaint Sandrine Kiberlain, qui n'a peut-être pas osé dire à la maquilleuse qu'elle était allergique à ses produits. Puis on se ressaisit, honteux de s'égarer dans des considérations dermatologiques annexes. C'est mauvais signe, quand on commence à détailler les acteurs par le petit bout de l'éponge à fond de teint... Longtemps après, au moment où l'on a raccroché les wagons du scénario et oublié ce détail, le film y revient. Des sanglots dans la voix, Louis donne la clé des caprices épidermiques de Blanche : « Quand elle était troublée, qu'elle avait du désir, elle avait des petites plaques rouges qui lui remontaient sur la gorge... » Et l'on s'ébaubit de tant de délicatesse : nous avoir laissés remarquer ces irruptions diffuses tout seuls, bien avant. Et nous inviter ensuite à faire des rapprochements in petto. Mais, au fait, la carnation de Blanche s'est mouchetée en présence d'Antoine, venu secrètement la rencontrer pour tenter de la rabibocher avec Louis... Mine de rien, Pierre Salvadori nous a fait assister en direct à la naissance d'un sentiment. Il a saisi l'insaisissable, et s'est livré à un beau numéro d'équilibriste sans revenir saluer sous les applaudissements. Le film est à cette image : pas poseur, ni prétentieux. A fleur de peau, il affiche une bonne circulation sanguine. Ça bouge, ça s'échange, ça s'interpénètre. Selon le principe des vases communicants, le duo Antoine/Louis transforme le donnant-donnant en volé-volé. En détachant le tuyau d'arrosage au bout duquel Louis s'est pendu, Antoine ignore qu'il sera l'arroseur arrosé, pour finalement cultiver son jardin avec Blanche la fleuriste. Quant à Louis, en acceptant d'ouvrir le gosier pour siroter du vin, et devenir sommelier dans le restaurant d'Antoine, il ne sait pas qu'il va s'emparer de l'énergie bonhomme de son sauveur, tout en se laissant définitivement barboter la femme de sa vie... Les mots aussi passent de bouche en bouche. Chacun fait la sourde oreille quand il entend parler de « blessure narcissique »... et s'empresse de ressortir l'expression à la première occasion. Pierre Salvadori montre alors la vanité de toute conversation : la communication n'est que récupération de choses déjà entendues, un tour de passe-passe dont personne n'est dupe. Dans cet inéluctable recyclage, la spontanéité continue pourtant d'affleurer. L'imprévu et la drôlerie sauvent la mise. Le film offre des répliques vertes et pas mûres (« Vous le trouvez comment, le poulet ? ­ Mort ! »), et des scènes diaboliquement comiques (comment taguer l'imperméable d'une vieille bourrique, comment faire passer un homard pour un cerf). Comme toujours chez Pierre Salvadori (Cible émouvante, Les Apprentis, ... comme elle respire), les principes n'ont pas la peau dure. Ils sont balayés d'un éclat de rire. Quitte à en rougir après. Marine Landrot

telerama.fr
La critique du Monde
par Jean-Luc Douin

Chronique de la déraison pure entre vaudeville et romantisme LE MONDE | 16.12.03 Une stupéfiante et drolatique accumulation de malentendus entre un suicidaire, sa fiancée, son sauveur et la femme de ce dernier, réalisé par Pierre Salvadori. Rien de logique dans le film de Pierre Salvadori. Un homme pressé qui fait un détour pour empêcher un type de se suicider, une patronne de brasserie qui engage un sommelier incompétent, une fille qui tombe dans les bras d'un type qu'elle n'aime pas. C'est pourtant à partir de situations invraisemblables et tragiques que les auteurs de comédie déclenchent le rire. Le rocambolesque déride et l'excessif amuse. Après vous fonctionne sur une accumulation systématique de malentendus et de contradictions. Les personnages y exécutent des actes opposés à leurs convictions, sont amenés de fil en aiguille à tenter de maquiller les effets de comportements déraisonnables. Comme masqué dans un théâtre d'ombres, chacun s'active à se montrer contraire à ce qu'il est. Ressort classique d'un genre où le travestissement de la vérité, une certaine manière de jouer avec sa propre identité, déclenchent rire et émotion. Chef de rang dans un restaurant parisien, Daniel Auteuil sauve un type qu'un désespoir amoureux avait poussé à la pendaison, le recueille. Cette générosité génère en lui un malaise (il se culpabilise d'avoir contrarié les plans du dépressif), si bien qu'il va passer son temps à s'excuser de l'avoir laissé en vie, à compenser cette intrusion dans son destin, à se racheter de son geste d'humanité. Au risque de se trahir lui-même. Chaque fois qu'il aide son nouveau copain, le philanthrope se suicide à petit feu. Il ruine sa réputation professionnelle, désespère sa compagne, bafoue son désir. Dans Après vous, il s'agit de savoir si la fidélité a des limites. Il y a trois moyens pour redonner le goût de la vie à José Garcia, qui va finir par idolâtrer son sauveur, le suivre comme un toutou : le nourrir, lui dégotter un boulot, retrouver sa fiancée. Un programme infernal. Premier repas avec le suicidaire : sinistre. "Vous le trouvez comment le poulet ? - Mort !" Entretien d'embauche : catastrophique. Homérique prestation du chômeur à l'inhibition névrotique qui se transforme en happening drolatique, Auteuil (sorti de ses rôles somnambules) mimant les réponses dans le dos de l'employeuse à un José Garcia époustouflant. Le pire surgit avec l'apparition de celle qui provoqua tant de désespoir (lumineuse Sandrine Kiberlain) : coup de foudre. La comédie italienne, cocktail de comédie et de tragique, pointe son nez. Auteuil va devoir faire le Cyrano, dire à la belle le contraire de ce que dicte son coeur, tenter de la ramener dans les bras de celui qui est devenu son rival. QUIPROQUOS À RÉPÉTITION Un léger problème de tempo n'empêche pas Après vous d'être un divertissement délicat. Parmi les scènes les plus réussies, une visite éclair à Saint-Malo chez une grand-mère provisoirement rendue aveugle par une opération de la cataracte, afin d'intercepter une lettre susceptible de la plonger dans l'au-delà. Contraint de lui lire la désastreuse missive, Auteuil fait un grandiose numéro d'improvisation. Cela ne tient pas debout, pas plus que la scène où le même Auteuil, dînant transi avec Kiberlain, qu'il veut séduire (sans l'oser) et qui ne demande que cela (sans l'avouer), voit arriver sa compagne, lui fait croire qu'il a un rendez-vous d'affaires, vient s'asseoir devant un quidam éberlué qu'il tente de convaincre qu'ils se sont connus jadis... C'est drôle parce qu'admirablement joué et poussé à l'absurde, parce que les mines, la gestuelle, le cocasse font oublier le déni psychologique. Ces quiproquos (à répétition dans le restaurant thaï) sont orchestrés avec le même brio que celui qui marie vaudeville et romantisme. On escalade la façade d'un immeuble par amour, on offre des fleurs à qui mieux mieux, pas nécessairement destinées à celle qui le croit. On achète un bouquet à une fleuriste, bouleversée mais qui n'en perd pas moins son humour : "Oh, des fleurs, c'est gentil !" Après vous est un film à fleur de peau. Jean-Luc Douin

lemonde.fr
La critique de Libération
par Antoine de BAECQUE

ierre Salvadori s'impose comme le meilleur spécialiste français de la comédie. Cible émouvante, les Apprentis, ...Comme elle respire ont précédé cet Après vous... avec d'identiques qualités. Scénarios aux enchaînements travaillés, dialogues littéraires dans la bouche de personnages parfaitement ordinaires, et quelques ressorts comiques devenus spécialités maison : le quiproquo sur l'identité des protagonistes ou le rite de passage tournant à l'ordalie délirante (ici, une audition pour un poste de sommelier). On retrouve aussi quelques scories de film en film : des rendez-vous un peu attendus et, dans Après vous..., une musique pesante (Papa Tango revisité). Salvadori réussit une comédie enlevée sur un suicidaire, la chronique enjouée d'un désespoir amoureux, le journal décalé d'un néocouple. Antoine, maître d'hôtel dans une brasserie parisienne, tombe sur un inconnu qui se pend devant lui. Il le sauve, veut aider cet homme, réparer sa vie, retrouver la femme pour laquelle il voulait mourir. A l'heure des analyses de Stanley Cavell (pages I-III), voici une «comédie du presque remariage», articulée autour d'une question : qu'est-ce qui fait vivre un homme, le pousse à aider ses semblables, à les rendre meilleurs (tout en leur piquant leur femme) ? Salvadori répond en finesse par l'art savant mais casse-gueule du décalage, du contre-temps, du contre-emploi (José Garcia, parfait introverti dépressif), de la réplique déplacée. On aimerait que ce soit un peu plus corrosif, mais Après vous... convainc : l'un des rares films français à retrouver les secrets de la comédie américaine, qui permettaient, selon Cavell, à Cary Grant d'être un «moraliste avec plaisir».

liberation.fr
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€