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Les Sentiments
France | 2003|
Réalisation : Noémie Lvovsky
Avec : Jean-Pierre Bacri, Nathalie Baye, Melvil Poupaud, Isabelle Carré
Film en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
La vie sentimentale de deux couples, d'une part Edith et François et d'autre part Jacques et Carole, et les ravages tragiques et comiques de l'amour.

La critique de Télérama
par Pierre Murat

Noémie Lvovsky dirige un quatuor désaccordé par la passion. Classique mais délicieusement amer. C'est le rouge qui domine. Les volets de la villa et les fleurs du jardin. Les blouses des femmes et les chemises des hommes. Le livre de médecine et la tenue de travail du garagiste. Et puis les lampes, les tables, les draps, les bougies, et tous ces papiers peints qui auraient sûrement ravi le Demy des Parapluies de Cherbourg. Rouges, aussi, le camion de déménagement qui file droit sur la route, et la petite voiture qui le suit. Le déménagement est celui de François (Melvil Poupaud) et Edith (Isabelle Carré), un jeune toubib et sa femme qui s'installent dans ce coin de campagne isolé. La voiture, c'est celle de Carole (Nathalie Baye), la femme d'un autre médecin, Jacques (Jean-Pierre Bacri). C'est Jacques qui a choisi François pour lui succéder. Et qui a trouvé au jeune couple une maison en face de la leur. Tous les quatre ressemblent vaguement aux personnages de La Femme d'à côté, de Truffaut. Et l'invraisemblable se produit. Malgré sa femme et leurs deux enfants, Jacques, qui se trouve « gros, vieux, con et moche » et s'était résigné, presque sans regrets, à ne plus vivre vraiment, redécouvre la passion dans la lumière des yeux et du sourire d'Edith. Elle qui, sans coquetterie aucune, lui parle de ses gestes « incroyablement gracieux » et de son regard, le plus noir qu'elle ait jamais vu. Et tout en adorant son mari, Edith se met à aimer Jacques aussi. Parce qu'elle est aussi innocente et rayonnante que le sourire d'Isabelle Carré. C'est une battante de charme, Edith. Amoureuse et dévoreuse de la vie, elle se croit « invincible ». C'est un quatuor désaccordé par la passion que va filmer Noémie Lvovsky. Une histoire banale, tant de fois écrite et filmée, mais que sa mise en scène transforme en comédie constamment rieuse et secrètement amère. Une comédie décalée, déjantée, par moments carrément burlesque (Bacri, et son stylo qui fuit), où la vivacité du rythme et des couleurs crée une sorte de carnaval permanent, destiné à se protéger de la grisaille et du chagrin. Le film est à l'image de Nathalie Baye, qui sourit tout le temps et trop, comme si son extravagance (à nouveau, on songe à Demy et à ses femmes borderline) pouvait lui faire fuir son inguérissable mélancolie. Noémie Lvovsky se permet tout. Les ponctuations d'une chorale ironiquement utilisée comme un choeur antique qui commente les émois des héros. Choeur rudement gai et pas très catholique, question vocabulaire : pour illustrer le réveil de Jean-Pierre Bacri au sentiment amoureux, ne chante-t-il pas à pleine voix : « J'étais un vieil enfant / Je suis un jeune chien maintenant / Ça fait du bien ! / J'ai pas la trouille / Ça fait du bien / Jusqu'au fond des couilles. » Elle ose également une séquence infaisable, dans un lit, entre Bacri et une Nathalie Baye endormie et ronflotante (trop de porto, sans doute !). Scène incongrue où la tendresse qui lie le couple l'emporte sur le vague effroi qu'inspire leur vie à deux. C'est que Noémie Lvovsky a voulu ses personnages beaux et aimables. On devine qu'elle les laisserait volontiers à leur fantaisie, on sent qu'elle aimerait faire sienne l'innocence radieuse d'Edith, à qui « la vie ne fait pas peur » pour reprendre le titre de son film précédent. Or la vie, précisément, fait peur. Elle ne fait même que ça. D'où cette cruauté insidieuse qui, peu à peu, se glisse dans l'euphorie colorée. Si elle l'emporte, à la fin, c'est pour mieux prouver que les sentiments, ces fameux sentiments que l'on poursuit sans cesse, ne sont que des pièges qui détruisent l'harmonie universelle. Comme leurs lointains ancêtres de chez Mus- set, à leurs risques et périls, mais sans s'en rendre vraiment compte, Jacques et Carole, Edith et François auront trop badiné avec l'amour. Et le choeur psalmodiera tristement cette phrase terrible : « J'ai été le roi du monde / Je ne me souviens plus de rien. » Mais la force et le charme de ce film sont tels que c'est un instant d'espoir que l'on emporte, quand tout était encore permis, encore possible : un café, un rendez-vous, le temps brusquement suspendu, les doigts de Jacques tout proches de la main d'Edith, jouant maladroitement avec des brins de tabac... Le moment le plus tendre de ce film tout fou, mais coupant comme une lame. Pierre Murat

telerama.fr
Rencontre avec Isabelle Carré
par Cécile Mury

Elle se nourrit de ses personnages, de ses partenaires. Ceux qui l'ont croisée la saluent. Les mains papillonnent, la voix tinte, limpide et juste. Isabelle Carré évoque Edith, son personnage dans Les Sentiments, de Noémie Lvovsky. Edith, jeune mariée lumineuse, dangereusement enivrée par son bonheur tout neuf. « Elle n'a pas l'habitude. Dans le passé, elle a dû souffrir et, pour elle, c'est la première fois que le ciel s'entrouvre. Elle a une telle soif d'amour, c'est son talon d'Achille. Cette fragilité me touchait. » Isabelle, comme dit Noémie Lvovsky, parle « comme si Edith était un être de chair. Elle parle d'Edith, pas d'elle, pas de sa pomme ». Sa « pomme », Isabelle Carré l'oublie effectivement sans arrêt en interview, emportée par un enthousiasme centrifuge. Il n'y en a que pour ses partenaires : comment elle aimait écouter Nathalie Baye parler du métier, comment Jean-Pierre Bacri, lors de scènes de nu difficiles, la « protégeait de sa délicatesse ». « Isabelle, elle est... comme ça » : Noémie Lvovsky ouvre les bras tout grand. « Elle a la beauté, le mystère des héroïnes de Hitchcock... Et quel mystère !... » Si Isabelle Carré se raconte peu, c'est qu'elle est tout entière occupée à regarder « dehors ». L'énigme, ce n'est pas banal, est chaleureuse, solaire. Comme dit Didier Long, qui l'a dirigée au théâtre en 1999 dans Mademoiselle Else, d'Arthur Schnitzler : « J'ai le souvenir de son oeil qui écoute. » Tous ceux sur qui elle a posé cet oeil attentif ne s'en sont apparemment pas remis : le choeur est unanime, Isabelle Carré semble avoir des dispositions de Petit Prince pour apprivoiser toutes les roses, tous les renards. Ainsi va sa carrière, en douceur : « Tout m'est arrivé petit à petit, assez régulièrement, je ne me suis jamais retrouvée brutalement exposée », se défend-elle, quand on fait reluire ses récompenses, un molière en 1999 (pour Mademoiselle Else, justement), un césar de la meilleure actrice cette année, pour Se souvenir des belles choses, de Zabou Breitman. « Ça n'a pas changé grand-chose. Peut-être un peu plus de propositions pour des personnages importants... C'est vrai qu'avant, j'ai parfois eu des périodes un peu frustrantes. Mais je ne le regrette pas. Certains petits rôles m'ont permis de tester des compositions, sans enjeu trop écrasant... » Premier rôle au cinéma, à 18 ans, en fille gâtée de Daniel Auteuil dans Romuald et Juliette, de Coline Serreau. Débuts au théâtre, à 19 ans, dans Une nuit de Casanova, d'Eduardo De Filippo. Ensuite, il a fallu « faire très attention », pour cette jeune comédienne douée qui interpréta L'Ecole des femmes, de ne pas faire, comme elle dit en riant, « Agnès 1, Agnès 2, Agnès 3 », emplois de charmante jeune fille que la pureté translucide de son visage attirait naturellement. Au cinéma, elle fit une soubrette rêveuse (Les Enfants du marais), des demoiselles en costumes (Le Hussard sur le toit, Les Enfants du siècle...). Elle navigua du clair (piquante étudiante dans Beau fixe, de Christian Vincent) au sombre (mère toxico dans Mercredi folle journée, de Pascal Thomas). « C'est une fille de scène, affirme Didier Long. Je l'ai vue dans de ces états de jouissance émerveillée... » Le théâtre l'épanouit : Audiberti, Musset, Victor Hugo, Shakespeare, elle peut tout jouer. C'est pour sa vibrante endurance de théâtreuse que Philippe Harel l'embarque dans l'aventure de La Femme défendue, en 1997. Un film atypique, histoire d'adultère où Isabelle, filmée en caméra subjective, sous le « regard » de son amant, est constamment exposée. « Je l'avais repérée dans Beau fixe, raconte Philippe Harel. J'aimais la façon dont elle se tendait vers ses partenaires, de tout son être. Et, dès le premier essai, c'était elle, se souvient-il. J'en étais presque déconcerté, comme quand on choisit le premier appartement qu'on visite !... C'est une virtuose qui va toujours plus loin que la partition. Infatigable. Je ne suis pas parvenu à toucher ses limites. » « Petit soldat », « vaillante », « intègre », « opiniâtre », « bosseuse », entonne le choeur. « Bosser, c'est vital pour elle, c'est sa nourriture », résume Noémie Lvovsky. Quand elle était petite, Isabelle Carré voulait être danseuse. Elle en a gardé le gracieux paradoxe : le pied puissant, la tête au ciel. « Pour moi, ajoute Noémie Lvovsky, le mystère d'Isabelle, c'est cette dualité, ce contraste très fort entre une fragilité apparente, elle est toute menue, elle a une voix incroyablement claire, presque celle d'une enfant, et cette puissance. Elle a une énergie de bulldozer. » Ni jeune première lisse ni icône ténébreuse, Isabelle Carré échappe aux définitions, défie les images toutes faites. Elle glisse comme une goutte de mercure, capable de se déformer, se diviser, se réinventer sans cesse. « Caméléon, pâte à modeler, éponge », dit le choeur... « Moi, j'ai l'impression que c'est comme un tissage », explique l'intéressée. On sent un contact charnel avec les rôles, comme avec ce violoncelle dont elle « jouait » dans Ça ira mieux demain, de Jeanne Labrune : « On en a plein les bras, comme si on étreignait quelqu'un ! », lance-t-elle, gourmande. Pour Se souvenir des belles choses, cette « actrice de ventre », comme dit Didier Long, a empoigné son personnage, une jeune femme atteinte de la maladie d'Alzheimer, avec la même fougue. Capable de montrer, en un seul regard, la vie qui s'accroche et s'éparpille à la fois. Bernard Campan, son partenaire, se souvient : « On voyait cette petite nana frêle apparaître, et dès que la caméra tournait... c'était impressionnant. Comme une petite flamme qui tremble : on ne sait jamais si elle va s'éteindre ou devenir un incendie... » Cette flamme, ce pétillement, Isabelle Carré l'entretient, l'oeil sur celle qui fut son modèle de jeunesse, celle dont elle apprenait autrefois toutes les répliques par coeur, Romy Schneider. « Regardez le chemin qu'elle a parcouru, de Sissi à La Mort en direct, de Bertrand Tavernier... » Ce même Tavernier avec lequel elle tourne cet automne, au Cambodge, aux côtés de Jacques Gamblin, une histoire d'adoption. Pour ce film, Isabelle Carré a chaussé ses fines lunettes et s'est mise à bouquiner, bouquiner, bouquiner... Ce besoin, ou plutôt ce désir de s'immerger, dès qu'elle le peut, dans un univers, de lire en cercles concentriques « comme pour une enquête », autour de l'auteur, du sujet, du personnage, la « rassure », un petit verbe pour masquer une insatiable curiosité. « Je n'ai jamais vu une comédienne se préparer comme ça, se souvient Didier Long. Pour la pièce de Schnitzler, elle avait énormément lu. Au lieu de l'encombrer, ça la rendait disponible. C'est comme si elle arrivait "chargée". » Noémie Lvovsky raconte, de son côté, comment la comédienne s'était choisi des musiques qui lui évoquaient Edith : une pièce de Bach, une chanson de Gainsbourg, une autre de Björk ; comment elle a lu, durant le tournage, L'Homme sans qualité, de Robert Musil, le livre de chevet de Jean-Pierre Bacri : « C'était émouvant, sa façon à elle de faire sa cuisine, de mieux connaître Jean-Pierre. » Isabelle Carré est une lectrice assoiffée : « Ma grande angoisse est d'être dans une bibliothèque et de me dire que je passe peut-être à côté d'un livre essentiel pour moi, que je risque de ne jamais lire... » Au printemps, elle retrouvera Zabou et Bernard Campan, pour le tournage d'une comédie, « en hommage à Woody Allen ». Elle sera également à l'affiche de Je suis votre homme, de Danielle Dubroux. Entre les roses et les renards, aussi longtemps que possible, Isabelle Carré refusera de choisir Cécile Mury

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L'avis de commeaucinema.com
par Pablo Chimienti

Si votre amie, de plus de vingt ans votre cadette vous demande : "tu penses qu’on peut être amoureuse de deux hommes à la fois ?" vous feriez peut-être mieux de vous en méfier ; ce deuxième homme pourrait bien être le vôtre. C’est ce qui va arriver à Carole, ménagère sur la cinquantaine, gentille, alcoolique, malheureuse en amour mais pétillante dans son intimité interprétée par une Nathalie Baye au sommet de son art. Mais comment maintenir une relation extraconjugale secrète alors que vous habitez à trois mètres l’un de l’autre, que votre maîtresse/amant est, c’est selon, la femme de votre collègue ou le collègue de votre mari et que pour couronner le tout vous vivez dans une toute petite ville ? Dur, dur… Edith – une merveilleuse Isabelle Carré – et Jacques – un incroyable Jean-pierre Bacri - ne parviendront pas à garder leur idylle secrète longtemps. Si la réalisatrice, Noémie Lvovsky, a fait le choix discutable de mouvement de caméra parfois brusques et saccadés, elle a eu l’excellente idée d’intégrer de petits interludes musicaux au film, interprétés par une chorale pour le moins atypique... Ces interludes et les couleurs très vives tout au long du film donnent une impression, très onirique, de monde enchanté. L’addition d’une histoire simple, de véritables prestations d’acteurs et de cet onirisme ambiant donne un film très agréable, léger, plein de fantaisies et de petits grands moments savoureux. Bravo. Pablo Chimienti

commeaucinema.com
L'avis de la Presse
par

Le Nouvel Obs - Pascal Mérigeau Le film est (...) d'un humour ravageur (...) grâce au talent d'une cinéaste qui a réussi à marier ce que le cinéma a de plus en plus de mal à concilier, l'ambition, l'intelligence et l'ouverture. C'est comme un cadeau. L'Express - Eric Libiot Les Sentiments aurait pu verser dans le catalogue des clichés sur la crise du couple, version mauvais magazine en papier glacé; c'est, au contraire, une grande réussite. Une oeuvre riche sans être ostentatoire, simple sans être insipide. Télérama - Pierre Murat Une comédie décalée, déjantée, par moments carrément burlesque (Bacri, et son stylo qui fuit), où la vivacité du rythme et des couleurs crée une sorte de carnaval permanent, destiné à se protéger de la grisaille et du chagrin. Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant La réalisatrice a réuni un merveilleux quatuor de comédiens pour dire ces choses simples comme bonjour, tristes comme adieu. Tout va vite, légèrement, et laisse pourtant des traces profondes. C'est bien joli. Les Inrocks - Jean-Baptiste Morain Tout le film tourne et joue sans cesse sur ce retour de l'âge tendre, sans aucune lourdeur psychologique, avec un vrai plaisir, une vraie gaieté et une folie qui contaminent parfois le spectateur et le ravissent. Le Monde - Jean-Luc Douin En dépit des apparences, Les Sentiments n'est pas un film sur l'adultère, sur la morale sociale, la trahison conjugale, le cynisme, mais sur l'émotion, l'émerveillement, la jubilation, la joie, l'état de grâce que distille un transport amoureux. C'est un film sur la part d'enfance qui rôde en tout adulte(...). Chronic'art - Jean-Philippe Tessé La comédie de voisinage qui occupe la première partie du film glisse tout doucement vers le drame conjugal. C'est là que le film trouve son rythme, par le brio des dialogues et l'énergie habituelle de la cinéaste dans sa manière de saisir une forme d'emballement. Studio magazine - Jean-Pierre Lavoignat Si cette comédie de l'adultère a tout l'air d'un vaudeville, elle a pourtant la force d'un opéra. En effet, la grande qualité de Noémie Lvovsky, ici, n'est pas seulement de nous raconter une histoire ordinaire de manière singulière, audacieuse ou même ludique. Elle parvient également à donner de la profondeur à son récit, tout en faisant semblant de le traiter avec légèreté. Cahiers du cinéma - Marie-Anne Guerin Les Sentiments met l'adultère en valeur, traité comme une belle histoire d'amour. Merci à Noémie Lvovsky de l'avoir dévêtu de ses oripeaux puritains et extrait des genres auxquels tant de films l'avaient voué, du vaudeville ou du guignol à la tragédie en passsant par le drame bourgeois. (...) Le film met les pieds dans le plat tout en posant avec une rare intelligence, et sans désinvolture, la question de la liberté de chacun dans le couple.

allocine.fr
Prix Louis Delluc 2003!
par

Belvaux et Lvovsky prix Louis Delluc 2003 Le Prix Louis Delluc a été attribué ex aequo aux "Sentiments" et à la trilogie "Un Couple épatant/Cavale/Après la vie". Valeria Bruni-Tedeschi reçoit le Delluc du premier film. Quatre lauréats pour le prix Louis Delluc 2003. La prestigieuse distinction, qui récompense chaque année le Meilleur film français, a été décernée ce 9 décembre, ex æquo à la trilogie Un couple épatant / Cavale / Après la vie, réalisée par Lucas Belvaux, et aux Sentiments de Noémie Lvovsky. Considéré comme le Goncourt du cinéma, le Prix Louis Delluc a été créé en 1937 en hommage au critique et cinéaste. Deux cinéastes apparus dans les années quatre-vingt-dix Les dernieres oeuvres de Jacques Doillon ou encore Jacques Rivette figuraient dans l'ultime sélection du cru 2003, mais le jury a préféré primer deux cinéastes de la jeune génération. Apparus dans les années quatre-vingt-dix et tous deux comédiens, Lucas Belvaux et Noémie Lvovsky réalisaient cette année leur troisième long-métrage. Avec Un couple épatant / Cavale / Après la vie, Lucas Belvaux signe une ambitieuse trilogie composée d'une comédie, un thriller et un mélodrame, dans lesquels on retrouve entre autres Ornella Muti, Catherine Frot et Gilbert Melki. Quant à Noémie Lvovsky, elle signe avec Les Sentiments une tragi-comédie qui réunit Nathalie Baye, Jean-Pierre Bacri et Isabelle Carré. Cette histoire d'adultère, ponctuée par les interventions d'une chorale et déjà crédité de plus d'un million d'entrées dans l'Hexagone, avait représenté la France à la Mostra de Venise.

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5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€