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La Caja negra
Argentine | 2003| 1h21
Réalisation : Luis Ortega
Avec : Dolores Fonzi, Eugenia Bassi, Eduardo Couget, Silvio Bassi, Mariano Maradei
Version originale (portugais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Dorotea, 17 ans, vit avec sa grand-mère centenaire. Tous les matins, la jeune fille lui fait sa toilette avant d'aller travailler à la blanchisserie.
Eduardo, le père de Dorotea, sort de prison et se retrouve à arpenter les rues bruyantes de la ville. Un lit lui est offert à l'Armée du salut. Cet homme étrange et frêle fait tout pour éviter la confrontation avec elle. Mais les premiers contacts sont difficiles...


L'avis de la Presse
par

Les Cahiers du Cinéma - Benjamin Esdraffo Le film gagne ainsi la mise sur un registre aussi étroit que stagnant, en contournant les pièges et en venant, comme sur la pointe des pieds, ne chuchoter rien d'autre que l'histoire d'une jeune femme découvrant l'amour qu'elle ressent pour son père. Le Monde - Florence Colombani Pas un instant, dans ces moments volés, qui ne sonne juste. Pas un dialogue qui paraisse répété. Pas une péripétie qui semble artificielle. Ortega est dans un rapport vrai, sincère à ses personnages, et il réussit à le transmettre au spectateur. (...) De cette "boîte noire" du titre, le film nous fait sortir à petits pas, sans en avoir l'air. Avec une grande générosité, il ramène, en fin de compte, ses personnages au monde. Ciné Live - Olivier Petit (...) le film se rapproche davantage d'une expérience sur l'incommunicabilité que d'une fiction traditionnelle. Dès lors se dégage de cette audace ascétique une vérité mais aussi une gêne qui font sa force et ses limites. Première - Nicolas Schaller Pour peu que vous appréciez les films où rien n'importe plus que les silences, vous serez comblé.

allocine.fr
L'article du Monde
par Florence Colombani

"La Caja negra" : moments intimes, pamphlet en creux LE MONDE | 05.08.03 | 13h13 Trois êtres en rupture dans la société argentine. La modestie de La Caja negra, premier film d'un Argentin de 23 ans, n'est qu'apparente. Parce que le film a été tourné avec une petite caméra numérique (DV), avec une absence criante de moyens, le spectateur croit d'abord à un pamphlet, un commentaire, discret mais violent, du drame que vit le pays. De fait, trois générations se croisent dans les rues du Buenos Aires que filme Ortega, et le film réserve, presque malgré lui, une vision de la société. La Caja negra s'articule autour du va-et-vient de Dorotea (Dolores Fonzi) entre sa grand-mère centenaire (Eugenia Bassi) et son père (Eduardo Couget) tout juste sorti de l'hôpital psychiatrique, en rupture profonde avec la société. La grand-mère a immigré au début du siècle ; le père, qui dort dans un asile de nuit, mendie aux feux rouges ; la jeune fille accumule les petits boulots dans une lutte incessante pour sa survie économique. Tout cela apparaît en creux, tandis que le film progresse dans l'intimité du trio. Le réalisateur ne s'intéresse qu'à ses personnages, à leurs mouvements et à leurs silences. Animée par la contemplation de la beauté juvénile de son héroïne, La Caja negra se décompose en séquences souvent mélancoliques, parfois drôles et insolites. À PETITS PAS Dorotea coiffe sa grand-mère, elle lui prépare à manger. La vieille dame se met en tête de lui apprendre un air d'opéra. Elles chantent à tue-tête Un bel di vedremmo. Ce massacre du grand air de Madame Butterfly est une scène d'anthologie où le ridicule apparent est le masque d'une émotion profonde. Plus avant dans le film, Dorotea va chercher son père, s'assied avec lui sur un banc. Il lui offre un Coca, et c'est un acte d'amour bouleversant. La matière que pétrit Ortega est, on l'aura compris, anodine, anecdotique. La gouaille de la grand-mère, le corps étrange du père, déformé par un mal inconnu, la grâce de Dorotea sont autant d'éléments frappants, sans jamais sombrer dans le pittoresque. Pas un instant, dans ces moments volés, qui ne sonne juste. Pas un dialogue qui paraisse répété. Pas une péripétie qui semble artificielle. Ortega est dans un rapport vrai, sincère à ses personnages, et il réussit à le transmettre au spectateur. Lors d'une scène impressionnante, il filme Eduardo, tordu de douleur dans son enfermement mental. De cette "boîte noire" du titre, le film nous fait sortir à petits pas, sans en avoir l'air. Avec une grande générosité, il ramène, en fin de compte, ses personnages au monde. Florence Colombani

lemonde.fr
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€