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    Dancing
    France | 2003| 1h33
    Réalisation : Patrick Mario Bernard, Xavier Brillat, Pierre Trividic
    Avec : Patrick Mario Bernard, Pierre Trividic, Jean-Yves Jouannais, Peter Bonke, Bernard Binet
    Film en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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      rubrique 'INFORMATIONS'
    René, un artiste, est installé dans la salle d'un dancing désaffecté où il travaille et vit avec son compagnon. Il couve quelque chose. Pourquoi les choses qui rentrent dans sa tête ne veulent-elles plus en sortir ? Comme le portrait de ces deux clowns inquiétants, aperçu dans un magazine.
    René est de plus en plus obsédé par des signes imperceptibles que sa raison rejette. Puis un jour, tout bascule : il se retrouve face à lui-même.


    L'avis de la Presse
    par

    Le Point - Olivier De Bruyn Fuyant les codes de la narration traditionnelle, un film éminemment surprenant... Zurban - Claire Vassé Un thriller cérébral dont l'étrangeté, à la fois inquiétante et familière, saisit le fourmillement complexe de l'existence. Libération - Elisabeth Lebovici Sur l'activité artistique et autour de la figure de l'ours, Patrick Mario Bernard, Xavier Brillat et Pierre Trividic signent "Dancing", saisissant "film in progress". Télérama - Louis Guichard Une fois le cycle achevé, les cinéastes se débrouillent pour refiler sans complexes la patate chaude de la folie au premier profane qui traverse leur territoire, potentiellement au spectateur, sur l'air de "à vous de vous débrouiller avec ça". Beau travail. Novaplanet - Alex Masson Reste à espérer qu'un large public veuille-lui s'inviter sur la piste de danse de ce film à part, plus chaleureux qu'il n'y paraît. Les Inrockuptibles - Serge Kaganski Dancing est un objet aussi fascinant qu'inclassable. Le Monde - Isabelle Regnier Progressivement, la narration se fait plus linéaire, plus explicite, mais elle n'en reste pas moins, tout au long du film, subtilement elliptique et suffisamment aérée pour laisser libre cours à des associations formelles poétiques. Celles-ci sont servies par une utilisation inédite au cinéma du potentiel plastique de la caméra DV. Chronic'art - Elysabeth François Avec leur Dancing azimuté, les cinéastes enrichissent la portée "documentaire" de Ceci est une pipe et transforment leur quotidien en un terrifiant prototype de "home movie" métaphysique. Mad Movies - Alex Masson (...) un film sensible et beau. Les Cahiers du Cinéma - Jean-Sébastien Chauvin Cela fait de Dancing un film étrangement suspendu, rétif à l'embrigadement du sens et de la morale, vierge de tout présupposé critique. Monsieur Cinéma - Mathieu Conquet Entre les théories de mécanique cantique et le manifeste gay (plus précisément les costauds barbus, ou "bears"), on regrette que les auteurs, s'ils ne font aucune impasse sur l'intimité du couple, restent trop allusifs quant aux motivations du double. Première - Sophie Grassin Le film ne ressemble à rien de connu mais gagne infiniment à l'être.

    allocine.fr
    La critique de Télérama
    par Louis Guichard

    Le journal intime d'un couple homo qui bascule dans le fantastique. On se souvient de la phrase de Sade emprisonné : « Vous m'avez fait former des fantômes. » A chacun sa prison. Là ce serait celle, plutôt dorée, d'un ancien dancing de bord de mer, reconverti en appartement et atelier d'artiste. Ce serait aussi la prison, non moins dorée, du couple formé par René Bernard et son compagnon Patrick Kérisit, qui occupent les lieux. Leurs noms de personnages travestissent à peine l'identité des auteurs et acteurs du film, Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic, déjà repérés, entre autres, comme réalisateurs d'un documentaire sur Lovecraft et d'un moyen métrage en forme d'autofiction, Ceci est une pipe. Un couple d' « ours », selon la typologie homo, tous deux corpulents et poilus, avec le crâne soigneusement rasé. D'ailleurs René, plasticien, travaille dans son atelier à une série d'installations sur le thème de l'ours, parfois télésurveillé par son galeriste, tandis que Patrick vaque, de son côté, à des activités littéraires. Comme dans certains romans de Nathalie Sarraute, il suffit d'un fait minuscule pour, de la quiétude, basculer dans l'abîme. En l'espèce, la photo, aperçue dans un magazine télé, d'un duo comique américain des années 50, les Bernard Brothers, en jupe et coiffés d'un gros noeud dans les cheveux. René, soudain obnubilé par l'image de ces gagmen jumeaux, se met à dérailler discrètement, puis ouvertement, jusqu'à se retrouver, nez à nez, au sous-sol du dancing, avec son double juponné et ricanant, façon Bernard Brothers. Le coup de maître des auteurs et des réalisateurs (outre Trividic et Bernard, Xavier Brillat), c'est d'avoir préparé le terrain pour cette apparition. A ce stade pourtant précoce du récit, fond et forme ont déjà installé de concert un tel imbroglio de signes, une telle étrangeté du quotidien que tout est possible, et toutes les spéculations permises. Car le film ignore royalement les frontières entre les genres. « Home movie » en résidence secondaire et thriller fantastico-freudien. « Documenteur » sur ce phénomène paranormal qu'est la vie à deux. Réalisation fauchée en DV, mais à l'image luxueuse. Porno amateur, mais sous le signe de l'amour conjugal. Autofiction et science-fiction. Elucubration potache et réflexion savante... La liste n'est pas close. Qui est le double de qui ? Qui est l'autre, qui est le même ? Les deux compagnons se ressemblent aussi évidemment qu'ils s'assemblent. De leur doublet harmonieux, les Bernard Brothers sont la doublure mi-dérisoire mi-menaçante, le reflet monstrueux. Vêtu à la manière d'un personnage du Freaks de Tod Browning, le clone de René surgit de la cave du dancing comme des profondeurs du refoulé, créa- ture absurde dont l'inanité gangrène la vie de l'halluciné. Mais aussi chimère dérivative, diversion toute trouvée face à la tâche à accomplir... Cette hémorragie de fantastique farfelu, ce défi à l'entendement pourraient faire long feu et laisser tout le monde sur sa faim, au milieu de nulle part. Mais non. Il faut voir comment les compères Bernard et Trividic achèvent leur brillant tour de passe-passe et retombent sur leurs pieds. René n'est pas plasticien pour rien, le film a tout à voir avec le processus de création et peut finalement apparaître à son tour comme une installation, un work in progress au carré. Une fois le cycle achevé, les cinéastes se débrouillent pour refiler sans complexes la patate chaude de la folie au premier profane qui traverse leur territoire, potentiellement au spectateur, sur l'air de « à vous de vous débrouiller avec ça ». Beau travail. Louis Guichard

    telerama.fr
    La critique du Monde
    par Isabelle Regnier

    L' oeuvre de Patrick Mario Bernard, Pierre Trividic et Xavier Brillat est un objet proche de l'art contemporain. Oeuvre conceptuelle à entrées multiples, essai visuel sur l'altérité, la création, les correspondances entre ces deux sphères, expérimentation formelle sur les codes cinématographiques, Dancing est un objet inédit. C'est aussi, plus simplement, le journal de la vie quotidienne d'un couple, René Kerisit et Patrick Bernard, un scénariste et un plasticien, installés en Bretagne dans un ancien dancing. Dancing est un film, incontestablement, mais son objet comme sa forme le situent délibérément à la frontière de l'art contemporain. Dans les premiers plans, la nature apparaît au début comme vue à travers un kaléidoscope. Des brins d'herbe en très gros plan, le reflet d'un corps dans une mare clapotante, le ballet, au fond d'une flaque, d'une figurine en plastique en forme d'ours avec un petit crabe. C'est encore par petits fragments - des gouttes de pluie sur un vasistas, le reflet de la lumière sur un radiateur... -, qu'on découvre la maison. Progressivement, la narration se fait plus linéaire, plus explicite, mais elle n'en reste pas moins, tout au long du film, subtilement elliptique et suffisamment aérée pour laisser libre cours à des associations formelles poétiques. Celles-ci sont servies par une utilisation inédite au cinéma du potentiel plastique de la caméra DV. A partir de l'hypothèse des univers parallèles développée dans le film par un physicien danois, Patrick Mario Bernard, Pierre Trividic et Xavier Brillat tordent le cou à toute forme de catégorie pour explorer la notion de porosité : du même à l'autre, de l'individu au monde, des genres cinématographiques, du cinéma aux arts plastiques... Au centre, la figure de ce couple d'hommes qu'on surnomme "les ours"; ils ont le même gabarit, sont moustachus tous les deux. Le film conjugue sur le mode du journal intime, de la fiction, du documentaire, quand ce n'est pas du porno. Au cœur de l'intrigue, les visions de René, créatures fantomatiques qui investissent la maison en prenant peu à peu son apparence, entraînent le film dans le champ du fantastique. Malgré quelques scènes hors de la maison (allées vides d'hypermarché, village ou territoires urbains désertés), Dancing est un huis clos. Le rapport à l'extérieur et, par extension, à l'autre, passe par les images, images-frontières qui, filtrées par l'imaginaire de Patrick, deviennent images de la frontière. Son attention est captée par les reportages sur les réfugiés qui cognent à la porte d'une Europe fermée. Un jour, parmi eux, il entrevoit sa propre image dans le poste de télévision. UNE ÉTRANGE CRÉATURE Après en avoir découvert la photo dans un magazine, par le même glissement entre image, imaginaire et réel, René est soudain habité par deux personnages de music-hall, les Bernard Brothers (il s'appelle lui-même René Bernard). Affublés d'une robe tablier et d'un nœud dans les cheveux, ils pourraient être le reflet bouffon de son propre couple. Sous les yeux de Patrick, leur image donne naissance à une étrange créature qui surgit un jour où René est absent. Avant d'investir l'atelier, puis l'appartement, elle prend corps dans la cave, qui renvoie de loin à celle où reposait la momie de Mrs. Bates dans Psychose. A mesure que se dissoudra l'angoisse de Patrick, le statut du nouveau venu évolue de l'image quasi subliminale à la présence physique (les deux doubles partageront un repas). Plus par allers et retours, par contagion progressive, que par une quelconque dialectique, le curieux personnage, après avoir investi les lieux comme un corps étranger, se fondra progressivement dans le processus créatif du plasticien et, partant, dans l'espace même du couple. Isabelle Regnier

    lemonde.fr
    La critique de Chronic'Art
    par Elysabeth François

    Déjà remarqués avec leur précédent film, le moyen métrage Ceci est une pipe, journal intime expérimental à quatre mains et deux voix, Pierre Mario Bernard et Pierre Trividic continuent d’explorer leur vie de couple via leur art avec Dancing. Cette fois, l’intimité est convoquée à partir d’un récit entremêlant science-fiction et art contemporain, mixe pour le moins déconcertant qui fait de Dancing une oeuvre singulière, presque un ovni dans le paysage du cinéma français. Artiste plasticien, René vit et travaille chez son compagnon installé dans un dancing désaffecté. Alors qu’il doit préparer une installation pour une galerie, il tombe un jour sur la photo de deux clowns bizarres qui le fascine de suite. De plus en plus obsédé par cette image, René perd petit à petit pied avec la réalité jusqu’à se retrouver un beau jour face à son double. Ce qui fascine d’emblée avec le film de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic, ici aidés d’un troisième larron, Xavier Brillat, c’est son climat d’inquiétante étrangeté créé à partir de presque rien : un décor insolite bien exploité et un jeu de lumières d’une grande beauté (encore un exemple des possibilités esthétiques de la DV). Variante intello-gay du bon vieux thriller, Dancing ne surprendra pourtant pas trop ceux qui connaissent l’oeuvre de Bernard et Trividic, auteurs d’un passionnant documentaire sur Lovecraft pour la série Un Siècle d’écrivain, Le Cas Lovecraft (1998). Mais réduire Dancing à une seule trame serait limiter la portée d’un film dont l’intérêt principal réside justement dans sa propension à s’aventurer dans plusieurs directions. Dancing gagne en densité à demeurer dans l’énigme tant son champ d’investigation semble vaste : délire loufoque sur les théories de la physique quantique, journal de bord d’une performance artistique en cours, plongée dans les insondables angoisses liées à la vie de couple, film de maison hantée, Dancing aborde tous ces possibles narratifs sans vraiment opter pour l’un d’eux. A chacun de trouver son sens… Car ce qui impressionne surtout, c’est la capacité des trois réalisateurs à esquisser différentes pistes pour façonner cet objet protéiforme empruntant autant au réel (la vie intime de Bernard et Tridivic qui se filment en train de faire l’amour) qu’à l’imaginaire (les interventions impromptues du double). Avec leur Dancing azimuté, les cinéastes enrichissent la portée "documentaire" de Ceci est une pipe et transforment leur quotidien en un terrifiant prototype de "home movie" métaphysique. Elysabeth François

    chronicart.com
    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


    Tarifs
    Tarif normal: 7,80 €
    Tarif réduit: 6,80 €
    Abonnements
    6 places : 36€
    12 places : 63€
    Tarif - 14ans : 4,50€