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    Les Temps modernes (Modern times)
    USA | 2003| 1h27
    Réalisation : Charlie Chaplin
    Avec : Charles Chaplin, Paulette Goddard, Henry Bergman, Chester Conklin, Allan Garcia
    Version originale (anglais) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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      rubrique 'INFORMATIONS'
    Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines, le travail à la chaîne le rendent malade, il abandonne son poste, recueille une jeune fille et vit d'expédients.

    Anecdotes
    par

    Un combat contre les machines dans un contexte particulier En 1931, Charles Chaplin est vivement préoccupé par les problèmes sociaux et économiques de son époque. En effet, la crise de 1929 aux Etats-Unis fait augmenter considérablement le nombre de chomeurs, et coincide avec le développement de la mécanisation industrielle. La même année, il déclare à un journaliste "Le chômage, voilà la question essentielle. Les machines devraient faire le bien de l'humanité, au lieu de lui apporter tragédie et chômage". Dernière apparition de Charlot Le personnage de "Charlot", qui avait apporté la gloire à Charles Chaplin, fait dans Les Temps modernes sa dernière apparition. Une dernière rencontre unie cependant Chaplin à son mythe. En 1971, il est fait commandeur de la Légion d'honneur à la remise des prix du festival de Cannes. Pour saluer l'assistance, Chaplin adopte une dernière fois la démarche burlesque du personnage qui l'a fait universellement connaître. Rencontre avec Paulette Goddard Dans Les Temps modernes, le personnage de la gamine est interprété par Paulette Goddard. Après un tour du monde de dix-huit mois en 1931-32, Charles Chaplin rencontre l'actrice Paulette Goddard, qui devait rester sa compagne dans sa vie privée jusqu'en 1940. C'est elle qui a inspiré le personnage de la gamine, alter ego de Charlot au féminin. "Charlot" accusé de plagiat On prétendit que Charles Chaplin avait volé les idées d'un autre film sur l'ère industrielle, A nous la liberté, de René Clair. Réclamant jusqu'à la destruction pure et simple de la bobine, la société majoritairement allemande Tobis, qui détenait les droits d'A nous la liberté, ne réussira cependant jamais ce qu'elle voulait. Pour Chaplin, ces calomnies étaient une vengeance visant directement le message anti-nazi du Dictateur (The Great dictator). Un film muet au temps du parlant Bien que le cinéma parlant se soit imposé depuis presque dix ans au cinéma, Les Temps modernes reste un film essentiellement muet. Charles Chaplin se décide cependant à écrire un scénario et à faire des essais de voix. Il se ravise, les essais n'étant pas concluants, et n'utilise que de la musique et des effets sonores. Une musique composée par Chaplin lui-même Pour Les Temps modernes, Charles Chaplin compose lui-même la musique. Il avait déjà signé celle des Lumières de la ville (City Lights). Cependant, il ne réussit pas à garder le chef d'orchestre Alfred Newman, excédé par le travail que demandait Chaplin concernant les arrangements de ses compositions. Un film partagé en actes Selon Otis Ferguson, critique américain de l'époque, on peut diviser Les Temps modernes en quatre actes. On peut les nommer ainsi : A la chaîne, La prison, Le veilleur de nuit et Le serveur chantant. Un accueil mitigé A la sortie du film, la presse était plutôt partagé. Certains désapprouvaient cette tentative socio-politique, perçue par certain comme de la propagande communiste, tandis que d'autres regrettaient que le film n'eût pas tenu les promesses du sous-titre, présenté avec un solennel carton initial : "L'histoire de l'industrie, de l'entreprise individuelle, la croisade de l'humanité à la poursuite du bonheur". Un charabia pseudo italalianisant On entend la voix de Charles Chaplin à un seul moment. "Charlot" travaille dans un restaurant, et écrit les paroles d'une chanson sur sa manchette, mais celles-ci s'envolent et il est obligé d'improviser sa chanson dans un italien incompréhensible. C'est la première fois que le monde entendait la voix du personnage, dans son ultime apparition. Une autre fin Charles Chaplin avait imaginé une autre fin, plus triste et plus sentimentale pour Les Temps modernes. Pendant que Charlot était hospitalisé à la suite d'une dépression nerveuse, la gamine devenait nonne. Cette fin est tournée, mais Chaplin décide de trouver une conclusion plus positive. Un autre titre Le titre qui avait été retenu au départ pour le film était "Les Masses".

    allocine.fr
    L'avis de la presse
    par

    Les Inrockuptibles - Olivier Père Le film sans doute le plus "parfait" de Charles Chaplin. Un chef d'oeuvre intemporel où ses intentions politiques et sociales se font particulièrement virulentes. Figaroscope - françoise maupin Une superbe satire contre le machinisme. Un des chefs-d'oeuvre de Chaplin en version restaurée.

    allocine.fr
    L'avis des frères Dardenne
    par Luc et Jean-Pierre Dardenne

    "Les Temps modernes" ont marqué Luc et Jean-Pierre Dardenne Charlot et ses frères Le chômage, l'exclusion sociale, l'aspiration à la dignité... Autant de thèmes, au coeur du chef-d'oeuvre de Chaplin, qui en font un film culte pour les réalisateurs de "Rosetta". Ils ont découvert Les Temps modernes, adolescents, à la télévision : « Dans notre banlieue industrielle belge des années 50, il y avait très peu de cinémas... » Depuis, les frères Dardenne vouent un culte à Charlot, vagabond solitaire et obstiné, comme les héros de La Promesse, de Rosetta et du Fils. « Nous ne sommes pas des historiens du cinéma, s'excusent-ils, tout juste des inconditionnels. » Idéologies Luc Dardenne : Paulette Goddard est montée sur un bateau qui ne lui appartient pas et elle vole un régime de bananes. Elle voit des enfants qui ont faim, alors elle coupe les fruits et les leur lance, après avoir coincé le couteau entre ses dents. Ce geste formidable est typiquement marxiste : c'est la distribution des choses selon les besoins de chacun, et pas selon la propriété des moyens de production. J'adore cette image ! C'est aussi une allusion à la diabolisation des communistes de l'époque, que les affiches montraient toujours avec un couteau entre les dents. Jean-Pierre Dardenne : Charlot ne peut pas être chef de révolte. Il n'est récupérable par aucune idéologie. C'est pour cela que ses films tiennent le coup, que ce sont des classiques. Luc : Par exemple, Charlot est heureux d'être en prison. Il y a beaucoup d'ironie derrière tout ça. Ce bonheur provocateur renvoie à un préjugé populaire : « En prison, ils sont comme des pachas ! » Charlot n'arrive pas à trouver sa place dans les chaînes industrielles. En prison, au moins, il trouve sa place. C'est idéal pour un être solitaire comme lui qui a toujours faim. Là, on lui donne à manger tous les jours sans qu'il ait besoin de travailler. Et il a ce qu'il rêve d'avoir : un logis. Même avec des barreaux, ça lui va très bien. Encore aujourd'hui, on sait qu'il y a des gens qui essaient de se faire enfermer en prison uniquement pour être au chaud. Paulette Jean-Pierre : A part Paulette Goddard, toutes les femmes des Temps modernes sont des mégères redoutables : la secrétaire du patron, la grosse femme aux boutons mal placés, la femme du pasteur... Luc : Elles sont du côté de la discipline, du refoulement, de la mort. Elles ont toutes étouffé quelque chose en elles. Elles sont devenues des machines, soumises et robotisées. Alors que Paulette Goddard, c'est une artiste, une danseuse. Jean-Pierre : Dans tous ses déplacements, d'ailleurs, elle ne marche jamais, elle danse. Même quand elle attend que Charlot sorte de prison : elle est collée contre le mur, sur la pointe des pieds. C'est une femme très belle, très sensuelle. Luc : Très vivante, très sauvage, très animale. On sent que Chaplin est amoureux ! Jean-Pierre : Quand je pense qu'il a failli tourner une autre fin, où elle finissait au couvent ! Socialement, sexuellement, moralement, ça voulait dire tout autre chose... Rosetta Jean-Pierre : On nous a souvent dit qu'il y avait des parallèles entre Rosetta et Les Temps modernes, notamment à cause de la fin, quand Rosetta relève la tête et part avec un homme. C'est inconscient de notre part, même si on a toujours adoré la fin des Temps modernes. Elle emporte vraiment les personnages vers autre chose. Et, pour la première fois, Charlot ne finit pas seul. Luc : Rosetta c'est une paria, comme Charlot. La différence, c'est qu'elle est sans humour. Contrairement à Charlot, elle ne rit pas, elle n'a aucune distance. Elle est tellement angoissée, tellement paralysée par sa peur de disparaître, de ne plus faire partie de la société, qu'elle ne peut pas se moquer. Elle ne peut pas avoir un comportement marginal. Tout ce qu'elle demande, c'est d'être comme tout le monde, au point de vouloir prendre la place d'un autre. Elle veut être une bonne ouvrière, quelqu'un qui s'intègre dans la vie et qu'on va reconnaître grâce à son travail. Rire Luc : Le public de l'époque savait encore se moquer des comportement autoritaires. Il était du côté des faibles, des laissés-pour-compte. Il aimait Chaplin parce qu'il se moquait des grands. Pas par jalousie, mais parce qu'il les trouvait ridicules. Aujourd'hui, le rire a changé. C'est un rire de mépris. Le public ne s'identifie plus au perdant, il a peur d'en devenir un. Il a besoin de se rassurer, de savoir qu'il est dans le moule. Dans les émissions de télévision, par exemple, on se moque des faibles. Le spectateur rit de celui qui n'arrive pas à être comme il faut. Il se dit : « Il suffit que je perde mon boulot, et moi aussi je serai dehors. » Dans son rire, il y a l'angoisse de ne plus en être. Propos reccueillis par Marine Landrot

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    Art & Essai
    Europa Cinéma
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    p.ortega@cinemaleclub.com


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