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    Confessions d'un homme dangereux (Confessions of a dangerous mind)
    USA | 2003|
    Réalisation : George Clooney
    Avec : Sam Rockwell, Drew Barrymore, Julia Roberts, Rutger Hauer, Brad Pitt
    Version originale (anglais) sous-titrée en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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      rubrique 'INFORMATIONS'
    Parallèlement à sa carrière d'animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d'un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.

    L'avis de la presse
    par

    Libération - Antoine de Baecque Depuis le fameux Man on the Moon de Milos Forman, sur un sujet proche, on n'avait pas vu film américain où le burlesque et la rage froide se marient avec autant de vérité. Monsieur Cinéma - Stéphanie Tionnet Plongée à la fois drôle et pathétique dans le monde de la télévision, son premier long métrage est un film stylé et énigmatique, sur un personnage qui l'est tout autant, campé par Sam Rockwell, stupéfiant. Télérama - Guillemette Olivier Avec Confessions d'un homme dangereux, un bon film, Clooney prouve, à son insu, qu'il ne faut jamais fantasmer. Le Parisien - Pierre Vavasseur George Clooney était déjà un acteur incontournable. Il se révèle très bon metteur en scène. Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant Brillantissime, ce premier film de George Clooney (...). Les amateurs de pastiche et de virtuosité satirique seront ravis du scénario à reversibilité constante signé Charlie kaufman (Dans la peau de John Malkovich) Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant Solidement encadré par son scénariste, Charlie Kauffman, et par son producteur exécutif, Steven Soderbergh, George Clooney fait une brillante entrée dans la mise en scène avec ces Confessions qui tiennent du Zelig de Woody Allen et du Man on the moon de Milos Forman. Objectif Cinéma - Anne-Lise Landureau (...) un premier film étonnant de maîtrise et de complexité, et plutôt réussi en regard de la difficulté d'entreprise que représentait le script (multiplicité des époques, des protagonistes, des univers). Première - Gérard Delorme Pour un premier essai de réalisateur, Clooney assure comme un maître, s'accordant quelques fioritures stylistiques (l'illustration des différentes décénies) qui s'oublient facilement. Studio - Juliette Michaud George Clooney signe un premier film décalé et plein de charme. Ciné Live - Philippe Paumier Mytho ou schizo, l'énigme Chuck Barris reste entière et c'est tant mieux. Un matériau en or dont s'est emparé un Georges Clooney taquin, qui livre une "bio" ébouriffante et frénétique. Cinopsis - Benjamin d'Aoust Enfin, ces quelques points négatifs ne doivent pas vous empêcher de prendre part à ce festif 'coktail mondain' à la crème sixties, où pétillent avec ferveur le thriller, la comédie de moeurs et le film noir. Délicieux quoique un brin bourratif. Mad Movies - Arnaud Bordas Le résultat est plutôt sympathique, assez bien rythmé mais finalement assez démonstratif.

    allocine.fr
    La critique de Télérama
    par Guillemette Olivier

    Des deux côtés de la caméra, George Clooney piste un mythomane présumé. « Mon nom est Chuck Barris. J'ai écrit des chansons pop, j'ai été producteur de télévision, j'ai inondé le petit écran d'émissions d'une terrifiante débilité. Et j'ai tué trente-trois personnes. » Ainsi débutait l'autobiographie de Chuck Barris, producteur vedette de télé « trash » dans les années 70 qui prétendait avoir été, parallèlement, tueur pour la CIA ! Histoire dingue ou exemple très intéressant de mythomanie ? L'itinéraire de Barris est celui d'un Américain dont seule l'imagination n'était pas moyenne. De là à penser qu'il a tout inventé de sa seconde vie d'agent secret... Le scénario que Charlie Kaufman en tira fit le tour de Hollywood avant que George Clooney s'y risque, passant, pour la circonstance, derrière la caméra. Le cinéaste débutant est malin. Il laisse à un autre (Sam Rockwell) le rôle-titre, se réservant celui du manipulateur : le recruteur (moustachu) de la CIA qui engage Barris. Il offre à Drew Barrymore (la fille de la vraie vie de Barris) et Julia Roberts (l'espionne) deux rôles en or. Qu'il ait, en plus, pensé à Rutger Hauer, le méchant de Blade Runner, pour incarner un agent allemand vieillissant nous fait boire du petit-lait. Pour mettre en scène ce kaléidoscope entre délire et réalité, meurtres et paillettes, célébrité et frustration, Clooney compose avec soin une toile schizophrénique à couleurs variables : acidulées pop pour le show-biz, glacées quand Barris fait sa guerre froide à Berlin, noir et blanc pour son enfance humiliante... Un oeil sur le « Petit Soderbergh illustré », le réalisateur s'applique sur l'ambiance, s'amuse au montage, inclut de vraies interviews d'archives. Et son sujet dans tout ça ? Un peu dilué. Clooney cherche, à raison, à montrer le ridicule et le pathétique dans la trajectoire de Barris. Mais la question universelle que pose cette course effrénée ­- comment se contenter de n'être que ce que l'on est ­- aurait mérité mieux qu'une ironie distanciée et un bel épilogue amer. Pour sa première réalisation, George Clooney a succombé à la modestie, sa pire qualité. De la vie (réelle ou mensongère) de cet homme-là pouvait naître un grand film. Avec Confessions d'un homme dangereux, un bon film, Clooney prouve, à son insu, qu'il ne faut jamais fantasmer. Guillemette Olivier

    telerama.fr
    La critique de Liberation
    par Antoine BAECQUE

    Confessions d'un homme dangereux de George Clooney, avec Sam Rockwell, Drew Barrymore, Julia Roberts, George Clooney... . La quarantaine bien tassée, George Clooney passe à la réalisation. La révélation pourrait faire «pschitt» si ce premier opus, Confessions d'un homme dangereux, n'était un film radicalement personnel, pas toujours parfaitement tenu, mais suffisamment original et foutraque pour intriguer. On peut dire que ce passage derrière la caméra est, moins qu'un plan de carrière, une manière de révolte contre le système. Clooney a raconté comment ce désir de singularité est né de la calamiteuse expérience de Batman et Robin, gros film normalisé dont le tournage et la promotion l'avaient humilié et scandalisé. Plutôt faire autre chose qu'être assis sur un tas d'or hollywoodien aux odeurs de fumier. La prise de conscience, brutale, donnera un rapprochement avec Soderbergh au sein de la société de production Section Eight (lire ci-contre) et ce plongeon dans le grand bain du premier film. Nauséabond. Le moins qu'on puisse dire est qu'il s'agit d'un «film d'auteur». Clooney en a choisi le scénario, tiré des Mémoires fantaisistes de Chuck Barris, l'inventeur de la trash télé américaine, du Gong Show et de Dating Game, ancêtres de Tournez manège dans les années 60 et 70, un bonimenteur qui s'inventa une vie d'agent secret pour la CIA, tueur de 33 espions, et finit par voir se briser une vie survoltée mais artificielle, au point de s'enfermer pendant des mois dans une chambre d'hôtel minable de New York, retour à l'homme des cavernes, des heures planté nu devant la télé à se gratter la barbe devant des émissions patriotiques. Sujet inabordable, script jugé infilmable, qui traîna des années sur les bureaux des nababs hollywoodiens se pinçant le nez devant tant de situations nauséabondes, même s'ils reconnaissaient que Chuck Barris était un personnage fascinant et un sacré écrivain, doublé d'un pervers et d'un obsédé sexuel fan d'ardeurs onanistes (le producteur américain tombe à cet instant dans les pommes). Non seulement Clooney s'est entêté à produire et à tourner cette histoire si particulière, non seulement il a réussi à imposer un quasi-inconnu pour le rôle central (Sam Rockwell, impressionnant), non seulement il a entraîné dans l'aventure Drew Barrymore et Julia Roberts à prix bradés, non seulement il a choisi son directeur de la photo, sa décoratrice, a dessiné tout seul les 850 plans sur story-board, mais, en plus, cette histoire lui ressemble. Et il règle ses comptes. Avec son père, animateur télé des années 60, avec sa jeunesse passée dans ce milieu où l'excitation rime avec le décervèlement, avec lui-même, star du petit écran avant de devenir séducteur du grand. Farce terrible. La peinture des plateaux télévisuels, des studios, des émissions débiles est une farce terrible, peinte en couleurs «comic-strip» et atmosphères d'époque, comme autant de vignettes dérisoires. Avec des scènes d'émotions, en contraste, où Clooney n'hésite pas à prendre le temps de faire vivre et pleurer ses personnages, même de les amocher. Jusqu'à la chambre fermée à clé de l'hôtel new-yorkais où le reclus se terre, comme un animateur qui aurait dit la phrase de trop, celle qui fait passer de l'autre côté de l'illusion, vers l'homme «qui a raté sa vie». Depuis le fameux Man on the Moon de Milos Forman, sur un sujet proche, on n'avait pas vu film américain où le burlesque et la rage froide se marient avec autant de vérité. Les séquences d'espionnage sont plus faibles, même si drolatiques puisque traitées comme le prolongement cauchemardesque des émissions télé, et le film n'arrive pas vraiment à se conclure, refusant le désespoir attendu pour une pirouette amoureuse sans effet. Cependant, Clooney nous aura convaincus : en deux heures, il est devenu l'une des raisons de ne plus tout à fait désespérer du cinéma hollywoodien.

    liberation.fr
    La critique du Monde
    par Thomas Sotinel

    Amour feint et mort sur ordonnance, triste lot d'une humanité dégradée De l'autobiographie de Chuck Barris, inventeur de jeux télévisés et prétendu tueur pour la CIA, le comédien George Clooney tire un conte moral amer. Il existe sur cette planète un homme qui se dit à la fois inventeur de la télé-réalité et tueur à gages pour la CIA. De Chuck Barris, il est avéré qu'il est à l'origine des émissions "The Dating Game" (devenu chez nous "Tournez manèges") et "The Gong Show", pionnière en matière d'humiliation publique d'anonymes. On ne dispose que de sa parole en ce qui concerne sa carrière d'assassin, qu'il a relatée dans un livre intitulé Confessions d'un esprit dangereux, accueilli avec amusement et incrédulité aux Etats-Unis. De ce phénomène, George Clooney a fait son premier long métrage, un film singulier dont la beauté plastique, presque décorative, ne masque pas la profonde tristesse. TRENTE-TROIS MEURTRES On découvre Chuck Barris en janvier 1981. Il est nu, échevelé, sale, dans une chambre d'hôtel. A la télévision, Ronald Reagan, ancien présentateur pour le compte de l'industrie métallurgique, prête serment sur la Bible : il servira son pays. Dans sa chambre, Barris décide d'écrire ses Mémoires : comment lui sont venues ses contributions à la dégradation massive du genre humain, via la télévision, comment il a accepté de tuer trente-trois personnes pour le compte de la CIA. Discrètement, mais très clairement, la mise en scène de Clooney fait le tri entre la réalité mal assumée et les crimes fantasmés par Barris. Les séquences qui relatent l'élaboration des émissions sont tournées dans des couleurs criardes pendant que les épisodes d'espionnage prennent des teintes passées qui font resplendir la beauté de Julia Roberts, mortelle femelle sortie de l'imagination enfiévrée d'un Américain né en 1929. Car, au bout du compte, tout cela est affaire de libido. Dans les années 1950, Chuck Barris choisit la télévision comme d'autres le rock'n'roll (avec lequel il flirte, d'ailleurs) : pour coucher avec des filles hors mariage, pratique alors mal considérée par la petite bourgeoisie, dont il est issu. Cette obsession se sublime en idées d'émissions qui sont pour la plupart des mises en scène pitoyables de la vie de couple. Pendant ce temps, Barris rate la seule aventure qu'il aurait pu réussir : sa liaison avec Penny (Drew Barrymore), beatnik, hippie, fille au grand cœur. Pour se consoler, il s'invente un père, Jim Byrd (George Clooney, franchement inquiétant), qui l'engage sur la voie de l'assassinat. CULOT ET MESQUINERIE Le scénario de Charlie Kaufman (Dans la peau de John Malkovich, Adaptation) circule avec aisance entre les différents niveaux de la réalité, une spécialité de l'auteur. La communication d'un fil de pensée à l'autre est assurée par Sam Rockwell, acteur qui prête à Chuck Barris une espèce de désarroi permanent masqué tour à tour par un culot monstre, une mesquinerie abyssale ou un semi-coma provoqué par les stupéfiants. Les épisodes burlesques, le soin apporté aux pastiches visuels et musicaux (ces derniers signés Alex Wurman) qui évoquent les trois décennies couvertes par cette lamentable saga et l'élégance de la photographie font passer en douceur l'amertume de ce conte moral, énoncé avec une élégante froideur qui tient un peu le spectateur à distance. Thomas Sotinel

    lemonde.fr
    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


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