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Igby (Igby goes down)
USA | 2003| 1h37
Réalisation : Burr Steers
Avec : Kieran Culkin, Claire Danes, Ryan Phillippe, Jeff Goldblum, Amanda Peet
Version originale (anglais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Igby Slocumb, un adolescent de 17 ans intelligent et rebelle, veut changer de vie. Il en a assez de sa famille monoparentale et assez d'être ignoré par ses parents au profit d'Oliver, son frère aîné.
Expulsé de son lycée, Igby décide de tout abandonner et part se cacher à New York chez D.H., son beau-père, et Rachel, sa jeune fiancée. Au cours de ses pérégrinations, il tombe amoureux d'une jeune fille excentrique et marginale se prénommant Sookie. Entre ces personnalités hautes en couleurs, Igby tente de reprendre goût à la vie et d'apprendre l'amour.


L'avis de la Presse
par

Le Monde - Thomas Sotinel La mise en scène un peu précieuse, le montage enlevé font évoluer les personnages dans un monde dessiné comme une caricature précise et à peine exagérée des Etats-Unis de ce début de siècle. L'art du film, qui pourrait n'être qu'une vignette ironique, est de provoquer un intérêt pour le personnage central qui confine bientôt à l'attachement. En dépit de son irresponsabilité, on finit par ne vouloir que du bien à ce sale gosse de riches. Chronic'art - Elysabeth François Burr Steers possède un talent certain pour mettre en place des situations paradoxales, parfois osées, comme la scène de la mort de la mère filmée sous un angle presque burlesque. C'est grâce à cette impertinence qu'Igby pâlie les carences d'une mise en scène plutôt conventionnelle et s'avère au final une comédie indépendante américaine de bonne tenue. Télé Ciné Obs - Bernard Achour Le film en profite pour renouveler avec une effronterie salutaire et une gravité parfois poignante le genre bien essouflé du teenage movie. Figaroscope - Emmanuèle Frois (...) une satire à la fois drôle, désabusée mais souvent languissante qui vaut surtout pour les interprétations de Sarandon et compagnie. Libération - Didier Péron Reste le casting, l'un des plus chromés qui se puisse concevoir pour un débutant intello comme Steers qui leur a mis en bouche des dialogues, mi-spirituels mi-verbeux, rédigés par ses soins. Télérama - Pierre Murat Tous les comédiens (Susan Sarandon, Jeff Goldblum, Claire Danes), visiblement convaincus, aident leur réalisateur à réussir une "grande oeuvre". Le plus naturel est Kieran Culkin (frère de l'abominable Macaulay), qui fait d'Igby un ado poétique, perdu dans la cruauté du monde.

allocine.fr
La critique du Monde
par Thomas Sotinel

la complainte aigre-douce d'un gosse de riches Entre chronique familiale et satire sociale, une caricature des Etats-Unis filmée par Burr Steers. La descendance d'Holden Caulfield se fait aussi innombrable que celle d'Abraham. En un peu plus d'un demi-siècle, le héros de L'Attrape-cœur a engendré des dizaines d'adolescents fictifs, trop intelligents pour leur bien, radicalement incompatibles avec le monde d'abondance dans lequel la Providence les a jetés. Igby Slocumb est le dernier de la lignée. On le découvre, avant le générique de ce premier long métrage de Burt Steers, en compagnie de son frère Oliver (Ryan Phillippe) au chevet de sa mère, Mimi (Susan Sarandon), qui agonise, inconsciente, pendant que ses fils échangent des plaisanteries. Igby a les traits encore mal définis et le regard inquiet de Kieran Culkin (le frère de Macaulay, qui fut une superstar planétaire le temps du succès de Maman, j'ai raté l'avion). Le scénario procède par retours en arrière (qui, pour les plus anciens, font appel à un autre rejeton Culkin, Rory), brefs constats d'échecs dont l'accumulation est aussi comique que tragique. Au contraire d'Oliver, Igby est un cancre que la plupart des écoles privées de la Côte est ont un jour compté parmi leurs élèves, avant de le renvoyer. Tout en se désintéressant du bien-être de son fils cadet, Mimi tient absolument à ce qu'il mène un cursus scolaire digne de sa position sociale (un peu plus bas que le haut de l'échelle, mais pas tant que ça), ce qu'Igby refuse avec opiniâtreté, en mémoire de son père, Jason (Bill Pullman), qui fut un golden boy avant d'être admis dans un hôpital psychiatrique dont il n'est plus jamais sorti. Depuis cette désertion, c'est le parrain d'Igby, D. H. (Jeff Goldblum), qui pourvoit aux besoins de la famille. Plus même qu'il ne le pense puisque Igby, filleul ingrat et séducteur précoce, entame, à l'occasion d'une fugue, une liaison avec la maîtresse de B. J., une figure mineure du milieu artistique de downtown New York. ÉTONNANT KIERAN CULKIN Au long de ces tribulations, Burt Steers navigue avec une belle assurance de la comédie noire à la chronique familiale, de la satire sociale au lamento adolescent, profitant de l'étonnant registre de son interprète principal, dirigeant avec précision les seconds rôles - Jeff Goldblum en monstre débonnaire, Bill Pullman en sous-produit psychotique de la bulle spéculative - et, surtout, Susan Sarandon, impériale (sur le mode Messaline plus que Sissi) en mère dénaturée. La mise en scène un peu précieuse, le montage enlevé font évoluer les personnages dans un monde dessiné comme une caricature précise et à peine exagérée des Etats-Unis de ce début de siècle. L'art du film, qui pourrait n'être qu'une vignette ironique, est de provoquer un intérêt pour le personnage central qui confine bientôt à l'attachement. En dépit de son irresponsabilité, on finit par ne vouloir que du bien à ce sale gosse de riches. Thomas Sotinel

lemonde.fr
La critique de Chronic'Art
par Elysabeth François

Même s’il ne révolutionne pas le récit d’apprentissage, Igby fait preuve d’une liberté de ton suffisamment originale pour s’imposer comme une variante pertinente et décalée du genre. Le grand mérite en revient d’abord aux acteurs du film qui ont accepté de rentrer dans l’univers à la fois chic et trash du réalisateur Burr Steers en interprétant des rôles qui ne les mettent pas franchement à leur avantage : mère alcoolo et accro aux antidépresseurs pour Susan Sarandon, dragueur impénitent surpris le caleçon aux chevilles pour Jeff Goldblum. A 17 ans, Igby (Kieran Culkin, petit frère de Maccaulay et vraie révélation du film) ne supporte plus le milieu bourgeois auquel il appartient, coincé entre une mère peu aimante et un grand frère aux dents longues, jeune loup du parti républicain (Ryan Phillippe). Il décide alors de fuguer dans le centre de New York, squatte dans l’appartement de la petite amie junkie de son beau-père et fait la connaissance de Sookie(Claire Danes), une jeune fille aussi désabusée que lui. Igby impressionne surtout par la qualité d’écriture de son scénario, et notamment de ses dialogues, d’une densité littéraire plutôt inhabituelle au cinéma. Anti-héros existentialiste, Igby observe le monde autour de lui avec l’oeil critique de l’ado en pleine rébellion, ce qui donne lieu à de piquantes joutes oratoires avec les individus auxquels il est confronté... Le film de Burr Steer parvient à trouver un équilibre déroutant entre la comédie intello new-yorkaise à la Woody Allen et un goût pour la provocation que ne renierait pas Roger Avary (voire la scène où la mère et sa meilleure amie trompent leur ennui en se saoulant au Martini dans un restaurant chic). Cette irrévérence vis à vis de ses protagonistes fait en grande partie le charme d’Igby qui parvient toujours à déconcerter le spectateur alors même qu’il croit tout savoir du genre. Burr Steers possède un talent certain pour mettre en place des situations paradoxales, parfois osées, comme la scène de la mort de la mère filmée sous un angle presque burlesque. C’est grâce à cette impertinence qu’Igby pâlie les carences d’une mise en scène plutôt conventionnelle et s’avère au final une comédie indépendante américaine de bonne tenue. Elysabeth François

chronicart.com
La critique de Libération
par Didier PERON

la dure vie des vernis Décidément, la saison est aux malheurs des riches. Après les affres de Valeria Bruni Tedeschi avalant de traviole sa cuiller en argent (Il est plus facile pour un chameau...), voici les affres d'un enfant de la haute société new-yorkaise, Burr Steers. Neveu de Gore Vidal et de Jacqueline Kennedy Onassis (la mère de Burr était sa demi-soeur), cet ex-acteur (notamment chez Tarantino) signe un premier long métrage, Igby, en forme d'autobiographie romancée. Comme son héros éponyme, Steers a rompu les liens avec un milieu d'origine dont il ne pouvait plus supporter l'hypocrisie et le cynisme. Faire compatir le commun des spectateurs, pas forcément aussi verni, aux difficultés existentielles terribles que peuvent rencontrer les nantis n'est pas chose aisée. On s'en aperçoit très rapidement en voyant Igby, tant les turpitudes du révolté navigant à vue entre le château maternel à Washington et le loft d'une amie à New York semblent répétitives et vaines. A chaque séquence clignote la référence absolue de Steers, Salinger et son Attrape-coeur. Evidemment, il y a de la marge, notamment parce que le cinéaste ne parvient jamais à toucher cette note d'idéal nécessaire au genre. Reste le casting, l'un des plus chromés qui se puisse concevoir pour un débutant intello comme Steers qui leur a mis en bouche des dialogues, mi-spirituels mi-verbeux, rédigés par ses soins.

libeartion.fr
Le site officiel
par



http://www.igbygoesdown.com/


5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€