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    Il est plus facile pour un chameau...
    France | 2003| 1h50
    Réalisation : Valeria Bruni-Tedeschi
    Avec : Valeria Bruni-Tedeschi, Chiara Mastroianni, Jean-Hugues Anglade, Emmanuelle Devos, Denis Podalydès
    Film en français
      Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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      rubrique 'INFORMATIONS'
    Federica est si riche que ce privilège l'empêche de faire sa vie d'adulte, d'assumer son quotidien : les attentes de son fiancé qui voudrait fonder une famille, le retour inattendu d'un ancien amant, les conflits avec une famille déconnectée de la réalité et déstabilisée par la mort annoncée du père. Accablée par un héritage prochain, par ces rapports emmêlés avec son entourage et par le poids d'une culpabilité lancinante, Federica cherche le réconfort dans l'imaginaire...

    Le site officiel
    par



    http://www.allocine.fr/out.asp?redir=http%3A%2F%2Fwww%2Eilestplusfacilepourunchameau%2Ecom


    Anecdotes
    par

    La naissance du projet Valeria Bruni-Tedeschi explique : "J'avais participé au scénario de Mots d'amour (La Parola amore esiste) de Mimmo Calopresti. Ca m'a donné envie de continuer. J'ai commencé à écrire des dialogues, des bouts de scène, sans trop savoir ce que cela pourrait devenir. Au bout d'un an j'ai fait lire ce que j'avais écrit à Noémie Lvovsky. Selon elle, il y avait un film à faire, mais à l'époque je n'étais pas du tout certaine de le réaliser moi-même. Mimmo Calopresti aussi m'a beaucoup encouragée. Je me suis sentie soutenue, poussée à travailler, et l'idée de le mettre en scène s'est peu à peu imposée." Première réalisation Valeria Bruni-Tedeschi est une actrice prolifique. Il est plus facile pour un chameau... est son premier film en tant que réalisatrice. Elle en est également l'interprète. Autoportrait Valeria Bruni-Tedeschi confie : "Il y a le personnage de la mère, de la soeur, du frère et du père, les origines italiennes de la famille, j'ai rendu les choses assez transparentes, volontairement. J'aurais même pu garder mon nom, ça n'aurait rien changé, parce que je crois que le cinéma transforme les gens en personnages, les vies en histoires." Trio féminin En 2002, Valeria Bruni-Tedeschi réalise Il est plus facile pour un chameau.... Elle co-écrit le scénario avec Noémie Lvovsky et joue dans le film aux côtés d'Emmanuelle Devos. Les deux actrices ont auparavant joué à quatre reprises dans des films écrits et réalisés par Noémie Lvovsky : en 1990 dans le court métrage Dis-moi oui, dis-moi non, en 1994 dans Oublie-moi, en 1997 dans le téléfilm Les Années lycée : les petites, et en 1999 dans La Vie ne me fait pas peur. Chassé-croisé Mimmo Calopresti a dirigé Valeria Bruni-Tedeschi dans La Seconde Fois (La Seconda Volta) (1995) et Mots d'amour (La Parola amore esiste) (1997). En 2002, il fait une apparition dans Il est plus facile pour un chameau..., première réalisation de l'actrice.

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    La réalisatrice
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    Réalisatrice, Actrice, Scénariste française Né(e) le 16 Novembre 1964 à Turin (Italie) D'origine italienne, soeur aînée de Carla Bruni, Valeria Bruni-Tedeschi débute sa carrière cinématographique en 1986 avec un petit rôle dans Paulette, la pauvre petite milliardaire. Mais c'est un an plus tard qu'elle se révèle au grand public, dans l'Hotel de France de Patrice Chéreau. Un cinéaste qu'elle retrouve d'ailleurs à deux reprises et dans deux genres bien différents, avec le film historique La Reine Margot (1993) et le drame Ceux qui m'aiment prendront le train (1997). On retrouve l'actrice dans des registres différents. Elle joue dans des comédies, comme La Baule-les-Pins (1990) de Diane Kurys, Amour et confusions (1996) de Patrick Braoudé. Néanmoins, elle apparaît plus régulièrement dans des oeuvres plus sombres, telles que Mon homme (1995) de Bertrand Blier, ou Au coeur du mensonge (1998) de Claude Chabrol, dans lequel elle incarne un policier opiniâtre. Valeria Bruni-Tedeschi se distingue particulièrement en jouant des rôles de femmes instables, fragiles, parfois complexées, comme dans Mots d'amour (La Parola amore esiste) (1997, Mimmo Calopresti) et Rien à faire (1999, Marion Vernoux), film pour lequel elle reçoit le prix d'interprétation féminine au festival de Venise. Elle côtoie des réalisateurs confirmés, tels qu'Elie Chouraqui pour Les Menteurs (1996), et Claire Denis pour Nénette et Boni (1996). Mais elle joue également dans des premiers films : Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel (1992) de Laurence Ferreira Barbosa, film pour lequel elle reçoit le César du meilleur espoir féminin, et Encore (1996) de Pascal Bonitzer. Elle retrouve Laurence Ferreira Barbosa pour J'ai horreur de l'amour en (1997). En 2002, elle fait partie de l'aventure de Peau d'ange, le premier long métrage de Vincent Perez qu'elle avait déjà suivie trois ans plus tôt dans son court métrage Rien à dire. Valeria Bruni-Tedeschi se partage également entre l'Italie et la France. En 1995, elle joue dans La Seconde Fois (La Seconda Volta) de Mimmo Calopresti aux côtés de Nanni Moretti. En 1999, elle tourne sous la direction de Marco Bellocchio dans La Nourrice, avant de s'illustrer dans Le Lait de la tendresse humaine de Dominique Cabréra. En 2003, l'actrice passe à la réalisation avec Il est plus facile pour un chameau....

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    L'avis de la Presse
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    Le Monde - Jean-Michel Frodon Pour sa première réalisation, la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi construit un récit autobiographique, ambitieux et risqué, et s'en échappe comme par enchantement (...). Ainsi la cinéaste finit par accomplir sa propre parabole. Celle selon laquelle il est difficile, mais pas impossible pour un film à la fois d'actrice et d'auteur d'entrer au ciel du bonheur cinématographique. Les Inrockuptibles - Jean-Baptiste Morain Sous forme d'autoportrait fantasmé, le premier film de Valeria Bruni-Tedeschi parle de l'air qu'on respire et du souffle de la vie. Libre et inspiré. Chronic'art - Jean-Philippe Tessé C'est simple, et ni l'exhibitionnisme complaisant, ni l'introspection tourmentée n'y répondent, seulement une attitude de cinéma joliment aérée par des acteurs brillants -Jean-Hugues Anglade, Lambert Wilson et surtout Chiara Mastroianni, magnifique, sorte de caisse de résonance dans l'orchestre jamais accordé de cette famille à réinventer- et une cinéaste néophyte qui nous invite à profiter de la grâce timide et de la belle mobilité de son film. Il n'y a pas de raison de lui refuser. Les Cahiers du Cinéma - Olivier Joyard Un objet paradoxal qui tient tout autant du film de chambre guilleret que de la symphonie dépressive, de l'autoportrait au grand air que du roman familial cloîtré. Monsieur Cinéma - Olivier Pélisson Une farandole que Valeria Bruni-Tedeschi a savamment réussie, entre légèreté et concentration, à l'image des cours de danse classique touchants et drôles qui ponctuent le film. Coup d'essai réussi ! Studio - Thierry Cheze Courez donc découvrir ce film iconoclaste, qui resplendit de la magie de l'enfance. Première - Olivier De Bruyn Numéro d'équilibriste aussi bizarre que convaincant. Ciné Live - Laurent Dijan Narrant les états d'âme d'une rentière richissime, une première oeuvre autobiographique sincère mais répétitive et inaboutie de Valeria Bruni Tedeschi.

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    l'article du MONDE
    par Jean-Michel Frodon

    L'envol d'un film au mépris joyeux des lois du genre Pour sa première réalisation, la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi construit un récit autobiographique, ambitieux et risqué, et s'en échappe comme par enchantement. La marquise sortit à 5 heures. Elle n'est pas vraiment marquise, c'est Valeria Bruni-Tedeschi, on l'a reconnue – elle ne fait d'ailleurs rien pour se déguiser, du coup elle a encore plus l'air d'être elle que lorsqu'elle joue des rôles au cinéma. Dans son film, elle habite rue Renoir, elle sort de son immeuble comme apparaissent et se meuvent les héroïnes de roman bourgeois du début du (XXe) siècle, elle va à l'église en Jaguar (XJ24, en plus elle a mauvais goût) confesser ce qu'elle vit comme un péché – sa richesse, donc. Mais, quoi qu'en dise le petit dessin animé rappelant la parabole selon Matthieu, être riche aujourd'hui n'est pas un péché. Eventuellement un fardeau, pardon, un stress. Valeria, dans son film, s'appelle Federica, et elle est très très stressée. En plus, le reste du monde ne fait rien qu'à l'embêter. Sa sœur lui bat froid, son amoureux ne cesse de lui rappeler qu'il est né pauvre, lui, et chante l'Internationale à tue-tête au volant de la Jag, quand il ne manifeste pas son désir de fonder une famille, comme si elle n'en avait pas assez de la sienne ! Son père va mourir, sa mère régente la smalah, un ancien soupirant à nouveau très épris la harcèle... LE MÉLANGE DES GENRES Ça tangue grave dans le landerneau psychosomatique de la demoiselle. De quoi alimenter, au choix, une des deux options ouvertes par ce canevas : une comédie de mœurs ironique sur le mal de vivre chez les abonnés à l'ISF, ou une autofiction de la comédienne-passée-derrière-la-caméra pour nous entretenir de ses tourments, en cherchant à faire jouer au spectateur le rôle que le prêtre lui-même tient avec quelque réticence dans l'histoire. La scénariste, réalisatrice, interprète et personnage principal dispose en fait d'une troisième possibilité : jouer le mélange des genres. Il est vite clair que c'est ce que tente Valeria Bruni-Tedeschi. Cette approche, la plus risquée, mène à une impasse. Comment, en effet, éviter d'enfermer le potentiel comique de la situation dans les méandres de la psychologie nombriliste, enrubannée par un générique furieusement name-droping, sans compter le second degré (et les suivants) pour les habitués des rubriques mondaines qui en sauraient davantage sur la famille Bruni-Tedeschi ? Il n'existe que deux manières de sortir d'une impasse. La première est de faire demi-tour, ce n'est pas vraiment le genre de la demoiselle. Question de corps peut-être plus encore que d'esprit : une force est là, et qui avance, se cogne, se fait mal, peut pousser les autres à lui faire mal, à se moquer ou, pis, à compatir. Une force comme un navire, qui avancerait encore longtemps sur son erre après avoir stoppé les machines. Affaire de présence, mais d'une présence qui serait à la fois un état et un élan. Valeria Bruni-Tedeschi joue cela, se donne cela à jouer, magnifiquement, dans une sorte de solde de tous comptes de tous les rôles que d'autres lui ont confiés avant, dans d'autres films. L'autre façon est de sortir de l'impasse "par le haut". De s'envoler. Alors, c'est ce qu'elle fait. Physiquement et cinématographiquement. La scène du cours de danse où, sans effet de virtuosité particulière, Federica décolle littéralement sous le regard admiratif de sa prof (alors que les autres élèves ne s'aperçoivent de rien) en est à la fois le signe explicite, et un moment magique de cinéma entièrement fondé sur le carburant avec lequel la comédienne cinéaste va envoyer son film au ciel : la croyance. Rien de mystique dans cette affaire. La croyance est un mode de rapport aux autres, aux histoires, au monde. Nul besoin de divin pour vivre des miracles, tout est affaire de point de vue. Federica entre dans le miracle par la porte, en retrouvant ses clés perdues. Valeria entre dans le miracle par le cinéma, en trouvant moyen de faire proliférer avec délicatesse les lignes de récit, les présences de personnages, les métaphores des situations, ou l'étonnant et absurde bonheur qui naît de ce qu'il y a quelque chose plutôt que rien, et tout ce qui s'ensuit. UNE FOLIE QUI DÉRÈGLE TOUT Pour le spectateur, cet envol du film est la plus réjouissante libération, une folie qui dérègle – y compris dans le drame – tous les systèmes de récit et de description. Valeria Bruni-Tedeschi échappe aux innombrables balises qui cernaient son film, pulvérise les conventions de l'introspection, balaie les poncifs sur les sorties tardives d'enfance et d'adolescence. Elle anéantit les lois de la comédie et brise les miroirs psychologiques comme par inadvertance, avec cette maladresse dont on ne saura jamais pour quelle part elle est réelle et pour quelle part elle est jouée, et qui fait partie de son génie propre. Ainsi la cinéaste finit par accomplir sa propre parabole. Celle selon laquelle il est difficile, mais pas impossible pour un film à la fois d'actrice et d'auteur d'entrer au ciel du bonheur cinématographique. Jean-Michel Frodon Film français. Avec Valeria Bruni-Tedeschi, Chiara Mastroianni, Jean-Hugues Anglade, Denis Podalydès, Marysa Borini, Lambert Wilson, Emmanuelle Devos, Yvan Attal. (1 h 50.) • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 16.04.03

    le monde.fr
    La critique de Chronic'Art
    par Jean-Philippe Tessé

    Les chameaux, c’est bien connu, sont capables de traverser le désert en restant des jours entiers sans boire, parce qu’ils se constituent une importante réserve d’eau dans leur bosse. Pour Valeria Bruni-Tedeschi, cette bosse aquatique serait le jeune cinéma français des années 90, auquel elle a prêté son visage pâle, son jeu tout en transparence accrocheuse. Le désert, ce serait un premier film, particulièrement aride, puisqu’il s’agirait de se raconter, dessiner un autoportrait doublé d’un portrait de famille, de génération. Dès lors, forcément, il est plus facile pour un chameau de parcourir ce désert-là ; avec sa bosse pleine d’eau, il est plus à l’aise, il défriche le parcours d’un pas léger. Cela donne, ici : souplesse de la mise en scène dans un paysage ultra balisé (la comédie dépressive de trentenaires parisiens), facilité déconcertante des corps à s’imposer, à papillonner entre le burlesque clean, la déconfiture existentielle, les courants d’air sentimentaux. Mais il ne s’agit pas seulement de ce chameau-là. "Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’accéder au royaume de Dieu", dit la Bible. Justement, Valeria Bruni-Tedeschi, alias Federica, est riche, très, trop. Sa famille, des industriels italiens fortunés, s’est installée en France pour fuir les Brigades Rouges, friandes de rapts d’enfants de patrons. Une famille de névrosés où Federica, plus que les autres, se sent coupable de tout : de cet héritage monstrueux dont elle ne sait quoi faire, de ses relations avec un fiancé issu du peuple qui voudrait une famille, de son inconséquence parfois, des rapports douloureux avec une mère et une sœur hystériques, etc. Le père agonise, un ancien amant est de retour, Federica tente d’écrire des pièces de théâtre… Le film commence par faire peur : Valeria Bruni-Tedeschi marche dans la rue Renoir puis hurle, avec Jean-Hugues Anglade, L’Internationale à bord d’une jaguar. Mais peu à peu il trouve ses marques, circonscrit un territoire précis sans être autarcique, s’écarte, bifurque, puis revient aux origines comme une balade estivale, sans but réel, sinon le plaisir du détour. Il ne s’agit pas d’autre chose que la mise en scène d’une proposition simple : comment trouver une place confortable dans la ville, dans la vie, dans la famille, avec suffisamment d’espace pour jouer des coudes, quand tout nous pousse vers une marge irrespirable ? C’est simple, et ni l’exhibitionnisme complaisant, ni l’introspection tourmentée n’y répondent, seulement une attitude de cinéma joliment aérée par des acteurs brillants -Jean-Hugues Anglade, Lambert Wilson et surtout Chiara Mastroianni, magnifique, sorte de caisse de résonance dans l’orchestre jamais accordé de cette famille à réinventer- et une cinéaste néophyte qui nous invite à profiter de la grâce timide et de la belle mobilité de son film. Il n’y a pas de raison de lui refuser.

    chronicart.com
    5 salles classées
    Art & Essai
    Europa Cinéma
    Label Recherche
    Label Découverte

    p.ortega@cinemaleclub.com


    Tarifs
    Tarif normal: 7,80 €
    Tarif réduit: 6,80 €
    Abonnements
    6 places : 36€
    12 places : 63€
    Tarif - 14ans : 4,50€