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Les Guerriers de la beauté
France | 2003| 1h21
Réalisation : Pierre Couliboeuf
Avec : Els Deceukelier, William ForsytheAnnabelle Chambon, Cédric Charron, Sebastien Cneude, Anny Czupper, Edmond Fabre, Jan Fabre, Emio Greco, Lisbeth Gruwez...
Version originale (VO) sous-titrée en français
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Lundi 7 avril à 20h15 : séance exceptionnelle en présence du réalisateur , organisée avec LE CARGO

Rencontre entre le cinéaste français Pierre Coulibeuf et le chorégraphe flamand Jan Fabre. Celui-ci a revisité son univers et proposé à Pierre Coulibeuf toute une fantasma-gorie inspirée par ses propres créations chorégraphiques et théâtrales. Il en a résulté un film-labyrinthe à entrées multiples où une improbable Ariane en robe de mariée (démon du passage ?), nous guide et nous perd dans un monde étrange marqué par la métamorphose, le jeu des pulsions, le dédoublement, la parodie, la ritualisation, la surréalité...


fiction / recherche
Note de réalisation
par

L’écriture cinématographique crée ici un espace de fiction qui relaie les nombreuses perspectives induites par les imaginations de Jan Fabre. Le film est une adaptation, une transformation - passage d’une forme à une autre - de l’imaginaire du chorégraphe. Les cadres, la lumière, les sons, le montage - avec lesquels le cinéma “interprète” l’univers mental de Jan Fabre -, consacrent l’autonomie du film. En effet, le film n’est pas une imitation, la copie d’un original, au sens d’un pur enregistrement garanti par la ressem-blance, - mais un simulacre : il saisit dans l’univers du chorégraphe une disparité essentielle qu’il répète, infiniment. Le film est une “reprise” de cet univers ; par là, il le réinvente, actualise des mondes virtuels qui chevauchent ou s’entrechoquent, - toute une substance insensible prend corps... Un mouvement transversal - mouvement de nature fictionnelle - fait du film un double où l’univers prétexte dis-paraît, métamorphosé. Le film matérialise l’un des devenirs possibles de l’univers du chorégraphe.


Entretiens avec Hugo de Greef et Jan Hoet
par

Son art reste mystérieux, un mélange de styles, de genres - peinture, sculpture, spectacle, ballet, opéra. Ce qui rend la compréhension difficile, c'est la fusion de tout cela. Fabre unit sans peine culture d'élite et culture de masse. Il est un maître de cérémonie apparenté aux concepteurs de fêtes baroques et de tableaux vivants. Mais il n'y a plus de dieu pour juger du bien et du mal, plus de roi qui offre à ses sujets splendeur et magnificence. Fabre accomplit des rituels théâtraux et picturaux dans et pour notre temps; il est un bel exemple de ce qu'on pourrait appeler le post-modernisme.

arche-editeur.com
Entretien avec le réalisateur
par

Comment définissez-vous votre travail ? Pierre Coulibeuf : Le problème est toujours le même pour moi, il a à voir avec l’idée de passage - passage d’une discipline à une autre, d’un protocole de travail à un autre, d’une vision à une autre... Pratiquement, j’interviens dans les interstices, dans les intervalles des imaginations de l’autre, pour créer des liens, du passage, susciter des résonances entre les choses, tracer un espace de fiction. Je produis au montage des segments narratifs, qui viennent structurer et animer l’ensemble des éléments. Ce qui m’intéresse avec les arts plastiques, c’est la confrontation, c’est la rencontre. A chaque fois, il s’agit pour moi d’inventer une forme cinématographique, de créer un univers inconnu à partir d’un autre imaginaire ; de suivre un processus, avec ses bifurcations, ses détours et retours, ses hésita-tions, ses reprises... Autrement dit, non pas de faire un film “sur” tel ou tel artiste, mais “avec” ou “d’après” un univers mental, selon un processus artistique. Il faut aussi que j’ai le sentiment, tout au long de ce processus, de saisir quelque chose, de toucher ou capter quelque réalité fugace. Rendre visible, et non représenter le visible, disait Klee. En somme, je suis obsédé par l’idée de métamorphose. Comment l’artiste devient-il acteur dans vos films ? Coulibeuf : Par contagion. Mais d’abord parce que l’artiste lui-même fait partie de son oeuvre, en est l’une des composantes, virtuelles ou réelles. La fiction attire à elle aussi bien l’artiste que l’oeuvre. C’est le cas avec Jean-Marc Bustamante, comme ce fut le cas, autrement, avec Michelangelo Pistoletto ou Marina Abramovic. L’artiste devient un personnage du film. L’écriture audiovisuelle produit de la narration, mais le récit de “Lost Paradise” par exemple, est un récit discontinu, fragmentaire, correspondant à une certaine appréhension du monde. Le rapport de l’homme au monde étant ressenti comme problématique, le monde lui-même comme une énigme, l’oeuvre filmique, à la suite de l’oeuvre plastique, comme un double à l’infini, essaie de se faire l’écho de l’inquiétante familiarité que l’homme entretient avec le monde. Cette oeuvre nouvelle que constitue le film s’apparente alors à ce que Pierre Klossowski nomme un “simulacre” ; le film-simulacre transpose les forces qui animent les constructions mentales d’un artiste. Ce que je ressens devant l’oeuvre d’un artiste, les visions ou imaginations que ma rencontre avec l’oeuvre peut susciter, nourrit la réalisation du film. Le film simule une agitation invisible. Et ainsi, dans ce passage d’une forme à une autre, il contribue à la métamorphose infinie de la réalité. Pourquoi avez-vous décidé de faire ce genre de films ? Coulibeuf : Pour l’expérimentation. Je conçois le cinéma avant tout comme une recherche. Travailler avec le cinéma, dans une certaine relation avec la création contemporaine, en particulier les arts plastiques, mais également la littérature ou la danse. Ouvrir le cinéma à d’autres champs d’exploration, produire de nouvelles écritures audiovisuelles, inventer de nouvelles réalités. Mon problème est le suivant : que peut-on mettre au jour en confrontant les pratiques artistiques, quel inconnu peut surgir de telles rencontres entre le cinéma et les autres arts ? J’utilise l’expression “devenir-film de l’oeuvre plastique”. Ce qui m’intéresse, c’est ça : comment passer d’un univers dans un autre, d’un univers plastique dans un univers filmique, complètement original, autonome par rapport à l’autre, ayant sa nécessité propre, mais dans un rapport de résonances multiples avec lui. Entre la matière visuelle et sonore du film et l’oeuvre plastique qui l’a inspiré, il s’agit de produire un espace transversal où les univers respectifs vont pouvoir entrer en connexion. Lorsque, en 1987-1988, j’ai fait une série de trois courtes fictions à partir de l’oeuvre de Pierre Klossowski, les arts visuels m’apparaissaient comme un sujet de premier intérêt pour éprouver mon sens du cinéma. En effet, en tant que réalité mentale figurée, les oeuvres de tel et tel artiste laissaient entrevoir des possibilités insoupçonnées d’utiliser les facultés propres du médium cinématographique. Cette approche des choses renvoie, une fois de plus, au problème du sujet, au problème du statut du sujet dans la réalisation d’un film. De ce point de vue, il est clair que mon rapport aux arts plastiques n’est pas guidé par la mimêsis. Mon projet de cinéma est un projet de création ou de re-création, et non de représentation. Mes films ne visent pas à reproduire ou à exposer une réalité qui existerait déjà avant eux ; ils produisent une réalité propre, audio-visuelle. Ils “informent”, au sens étymologique de “donner une forme”. Je m’intéresse aux devenirs, aux mouvements, aux micro-mouvements qui constituent la réalité comme réalité mentale, subjective. Celle-là seule est intéressante. Pour revenir au sujet, je ne peux que paraphraser le cinéaste français Jean Epstein : sa valeur dépend d’abord et surtout des possibilités qu’il offre d’être traité cinématogra-phiquement. Mon rapport au sujet relève de l’“adaptation”, qui permet d’instaurer une distance, un écart, un lieu de tension et de différence. Pour ce faire, il faut que l’artiste plasticien accepte de se dessaisir de son oeuvre pour que je puisse m’en emparer et la fasse exister autrement. La transformation, le devenir de l’oeuvre prétexte, la méta-morphose du réel - c’est cela qui m’intéresse. Le cinéma crée de la réalité avec des formes. Mettre l’accent sur la forme, c’est affirmer le cinéma comme production imaginaire, comme vision. Ce cinéma des simulacres est à l’opposé d’une approche représentative, documentaire. Il se fait dans une indifférence souveraine aux genres codifiés, comme a tout ce qui veut compartimenter la création. Ce cinéma est pour moi “politique”, dans le sens où il opère la critique des formes et des langages établis.

Revue Internationale d’Art JANUS n° 11
Bio-filmographie de Pierre Coulibeuf
par

Né à Elbeuf (France) en 1949. Cinéaste. Après des études de lettres (doctorat sur P. Klossowski et L. Sacher-Masoch), adapte pour le cinéma des univers artistiques contem-porains : depuis 1987, a réalisé des films de court, moyen et long métrage d’après notamment Pierre Klossowski, Michelangelo Pistoletto, Marina Abramovic, Michel Butor. Dans un rapport transversal aux genres du cinéma, ses “fictions” inventent un langage à la frontière des disciplines, opèrent la critique des formes établies, questionnent les modes de représentation de la réalité. Nombreuses sélections dans les festivals interna-tionaux de cinéma (Locarno, Rotterdam, Sao Paulo, Gand, Montréal, Göteborg...). Courts et moyens métrages: 1987-88 Klossowski, peintre-exorciste 1989 Le gai savoir de Valerio Adami ; Divertissement à la maison de Balzac 1990 La chambre des muses; Alechinsky sur Rhône 1991 PAB l’enchanteur 1992 Samout et Moutnefret 1995 Le démon du passage 1998 Cartographie 2000 Michel Butor Mobile 2001 Lost paradise Longs métrages : 1991-93 C’est de l’art 1995-97 Le grand récit 1993-98 L’homme noir 1999 Balkan Baroque 2002 Les guerriers de la beauté

dossier-presse
Présenté dans de nombreux festivals ...
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Premières sélections (festivals et manifestations) • Août 2002 - 55è Festival International du Film de Locarno, Suisse, section “Cinéastes du Présent” (1-11 août 2002) -première mondiale • Octobre 2002 - 29è Festival International du Film de Flandres, Gand, Belgique (8-19 octobre 2002) • Novembre 2002 - Bruges 2002, Capitale culturelle de l’Europe, Cinéma Lumière (6-12 novembre 2002) - 5ème Semaine du Documentaire de Création Européen, Strasbourg (11-17 novembre 2002) Deuxième Prix “Alsace-Europe” - Festival International du Film “Corto Circuito”, Naples, Italie (15-17 novembre 2002) Grand Prix “International Contemporary Art Prize” (Jury présidé par Achille Bonito Oliva) - Cinémathèque Française, Paris: avant-première (23/11/2002) - Wexner Center for the Arts, Columbus (Ohio), USA (11/2002) • Décembre 2002 - Filmmuseum, Anvers, Belgique (22/12/2002) - Dance Screen de Monaco (12-15/12) - Film “nominé” • Janvier 2003 - 32ème Festival International du Film de Rotterdam (Main Programme), Pays-Bas (22 janvier-2 février) - 26ème Göteborg Film Festival (Sélection officielle), Suède (24 janvier-3 février) - Cinémathèque de Bologne, Italie (25/1) • Février 2003 - Cinéma Film Plateau, Gand, Belgique (6 février) - Das TAT, Frankfurt, Allemagne (9 février) • Mars 2003 - 21ème Festival International du Film sur l’Art, Montréal, Canada (13-23 mars) • Avril 2003 - Image Forum Festival (Experimental Film & Video), Tokyo, Kyoto, Yokohama, Fukuoka, Japon (26 avril-17 mai) • Mai 2003 - “Off Limits Festival”, Dortmund, Allemagne (24 mai) - Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis (17 mai) • Festivals (extraits) : Festival International du Court métrage de Ismaïlia (Egypte) ; Festival dei Popoli, Florence (Italie) ; Festival International de Cinéma de Thessalonique (Grèce) ; Festival International du Film de Rotterdam (Pays-Bas) ; Mostra Internazionale del Nuovo Cinema de Pesaro (Italie) ; Image Forum - Experimental Film & Video de Tokyo (Japon) ; Festival International du Nouveau Cinéma & des Nouveaux Medias de Montréal (Canada) ; Festival International du Film de Vancouver (Canada) ; Rencontres Cinématographiques de Manosque (France) ; Mostra Internacional de Cinéma de Sao Paulo (Brésil) ; Trieste Film Festival (Italie) ; Kerala Interna-tional Film Festival (Inde) ; Festival International du Film et des Nouveaux Medias d’Athènes (Grèce) ; Instants Vidéo de Manosque (France) ; Biennale de l’Image en Mouvement de Saint Gervais Genève (Suisse) ; Festival International du Film de Locarno (Suisse) ; Festival International du Film de Flandres (Belgique) ... • Principales présentations et rétrospectives : Centre Pompidou, Musée national d’art moderne ; Centres culturels et Instituts français (Turin, Florence, Lisbonne, Varsovie, Vienne, Berlin) ; Centres d’art contemporain (Vassivière en Limousin ; Domaine de Kerguéhennec) ; Cinémathèques (Münich, Bruxelles, Turin) ; Kunsthalle de Bâle ; Villa Medicis à Rome ; Triennale de Milan... • Films dans les Collections : Collection cinématographique du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou ; FRAC Bretagne Collection du MACBA, Musée d’art contemporain de Barcelone ; Fonds National d’Art Contemporain; Sammlung Goetz, Münich.

dossier-presse
Jan Fabre vampirise Avignon
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Installé à Anvers, le metteur en scène et chorégraphe a inventé une orgie sous forme de conte de fées où dominent les flux du sang Totalement inconnu du grand public en France, Jan Fabre a créé l'événement et la controverse lors du Festival d'Avignon 2001, réveillant d'une claque sèche avec son Je suis sang une Cour d'honneur gentiment assoupie. Est-ce beau ? Gorgé de vie, de mort, de sexe, est-ce insupportable ? Tout simplement frelaté ? La question n'est pas là. Sa création est ce que devrait toujours être le spectacle vivant : une interrogation qui dérange, une forme qui excite, un texte qui énerve. Dans tous les cas, ce fut un souffle qui dépasse la réalité petite-bourgeoise qui empoisonne si souvent les arts de la représentation. L'artiste flamand pour lequel Anvers, sa ville natale, est une idiosyncrasie, cohabite avec fièvre avec les toiles cruelles d'un Jérôme Bosch, les polyphonies baroques, les dentelles arachnéennes, les embruns de l'Escaut, les lourdes nourritures, la chape du catholicisme. Terre de Flandres écartelée, mais aussi enrichie par les influences espagnoles, autrichiennes, hollandaises. Jan Fabre est pétri de cette culture, de toutes ces histoires, qui croisent la sienne, vrai-faux petit-fils de l'entomologiste français Jean Henri Fabre, vrai étudiant des Beaux-Arts, vrai peintre, sculpteur, passionné par le vivant, par ce qui grouille, développant une fascination scientifique, maniaque, pour les insectes, si éclairants pour comprendre les humains. La condition humaine est au cœur de Je suis sang, gigantesque fresque dans laquelle le sang joue le rôle, magique, de ce qui transforme, initie à la vie : règles des jeunes filles, circoncisions masculines, mariées déflorées, pansements, chirurgiens, gants latex, couteaux. Je suis sang n'est pas un spectacle pour âmes vacillantes. Certains esprits soupçonneux - on ne l'est jamais assez quand il s'agit de fascisme - ont tordu le nez devant le texte, repérant dans cette apologie du sang quelques résonances aryennes. Anvers étant une ville tentée par les démons de l'extrême droite, on a vu comment l'amalgame a pris forme. On invite les inquiets ou les médisants, forcément mal informés, à se rendre dans le théâtre en ruine que la ville vient de donner à Jan Fabre, et que ce dernier a accepté, parce que ce lieu est situé dans le quartier où il est né, parce qu'il est peuplé de gens en grande difficulté. Que, de ce point névralgique, Jan Favre et toute son équipe entendent mener des combats contre le Vlaams Blok, parti nationaliste flamand. Une telle attitude en France serait louée dans toutes les pages socioculturelles. Sauf que nous n'avons pas d'artistes ayant la dimension épique d'un Jan Fabre. BACCHANALE DE L'INCONSCIENT Bref, c'est dire combien ce thème du sang reste tabou. Pas touche ! Jan Fabre ose, parce qu'il risque tout. Je suis sang raconte une uto- pie qui charrie les animaux et les hommes, malaxe le sang des uns à celui des autres. C'est une orgie, sous forme de conte de fées. Qui, comme tous les contes de fées, contient des crapauds qui deviennent des hommes, des libellules qui accouchent de filles-fleurs, des sorcières transformées en pierres et des ogres qui dévorent. Six mois après avoir vu ce spectacle, on garde en mémoire l'image, immaculée et écarlate, d'un long panoramique, où musique, danse, chansons et corps dénudés hurlent sans interruption la bacchanale de l'inconscient. Sabbat convulsif d'une jouissance simulée. Jan Fabre excelle à faire croire que tout est vrai. La Cour d'honneur a tremblé. Non pas, comme cela lui est arrivé parfois, de l'émotion d'être placée devant un texte et une mise en scène magnifiques, ce beau tel qu'on le goûte, loin de la démesure dont les esprits cartésiens se méfient comme de la peste, noire. Peut-être a-t-elle tremblé de la peur d'être dupe, si mauvaise conseillère. Cette présence du sang - en réalité un mélange de colorant alimentaire, de lait et de poudre à laver - n'est pas une idée pour faire "un coup" à Avignon, elle traverse toute l'œuvre de l'artiste-poète : sa première performance de plasticien, en 1978, s'appelait My Body, my Blood, my Landscape. Avant sa création avignonnaise, Jan Fabre s'était éprouvé, en solitaire, à Lyon, à la faveur d'une performance de huit heures durant laquelle une infirmière lui prélevait régulièrement une éprouvette de sang. Comme s'il voulait savoir s'il était digne de Je suis sang. Entre l'esprit de chevalerie et le Club des cinq. Jan Fabre, insatiable vampire de lui-même. Dominique Frétard • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 01.01.02

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p.ortega@cinemaleclub.com


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Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€