Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag)
De Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer
Avec Brigitte Borchert, Wolfgang von Waltershausen, Christl Ehlers
1930, Allemagne, 1h14.
Festival L'Expressionnisme Allemand au Cinéma
"Cinq personnages jouent dans ce film les mêmes rôles qu'ils tiennent dans la vie : chauffeur de taxi, vendeuse de chaussures, vendeuse de disques, représentant en vins, figurant.
Le film terminé, ils sont rentrés dans la foule anonyme dont ils étaient sortis. Parcelles infimes d'une grande cité, ils se détachent dans le pathétique décor de la ville. Vous les reconnaitrez; ils sont simplement des hommes, des femmes."
Ce texte à la fin du générique donne le ton du film. Le dimanche, parenthèse dans une vie de travail, permet de capter la réalité légèrement romancée de personnages quotidiens. On est donc à la charnière du documentaire et de la fiction. Le réalisme affleure dans chaque plan et en même temps, le regard des cinéastes débusque l'humour, l'ironie du réel.
Les hommes le dimanche s'inscrit dans une lignée de films extrêmement originaux qui ont permis à leurs réalisateurs de travailler dans l'expérimentation cinématographique : L'homme à la caméra de Dziga Vertov, A propos de Nice de Jean Vigo, Berlin, symphonie d'une grande ville de Walter Ruttman qui a grandement influencé Siodmak, Rien que les heures d'Alberto Cavalcanti, Nogent, eldorado du dimanche le premier film de Marcel Carné, pour ne citer que quelques titres.
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